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Congé de naissance, allocations, infertilité... Quelles sont les pistes envisagées par les pouvoirs publics pour relancer la natalité
information fournie par Boursorama avec Media Services 13/01/2026 à 14:36

En 2025, 645.000 bébés ont vu le jour dans le pays, au plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

( AFP / LOIC VENANCE )

( AFP / LOIC VENANCE )

La France, qui compte désormais 69,1 millions d'habitants . Et en 2025, le pays a franchi un cap symbolique : le nombre de décès a été supérieur à celui des naissances, une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Face à un recul marqué de la natalité, alors que le pays a longtemps résisté à une tendance de fond des pays développés, les pouvoirs publics envisagent plusieurs mesures.

• Nouveau congé de naissance

C'est la mesure emblématique de l'exécutif face à la chute de la natalité. Promesse d'Emmanuel Macron, ce congé rémunéré, qui s'ajoute aux congés maternité, paternité et d'adoption existants, doit entrer en vigueur au 1er juillet. Le montant d'indemnisation doit être fixé par décret mais l'exécutif a d'ores et déjà indiqué qu'il s'élèverait à 70% du salaire net le premier mois et 60% le second.

Son objectif : permettre aux parents de rester, s'ils le souhaitent, jusqu'à deux mois de plus auprès de leur enfant -ce que le congé parental actuel très peu rémunéré ne permettait pas financièrement.

La ministre déléguée chargée de l'Égalité femmes-hommes Aurore Bergé a toutefois reconnu que cette réforme n'allait pas "tout résoudre".

• Lutte contre l'infertilité

C'est le deuxième volet du "réarmement démographique" souhaité début 2024 par Emmanuel Macron, qui avait alors promis un "grand plan de lutte contre l'infertilité" -"fléau" et "tabou du siècle" selon le chef de l'État.

Mi-décembre, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a indiqué que ce plan serait lancé "dans les prochaines semaines", rappelant qu'un "couple sur huit ou dix en âge de procréer" connaissait "des difficultés à concevoir un enfant". Dès cette année, les Français de 29 ans devraient recevoir un message d'informations sur la santé reproductive. Un site d'information sera parallèlement accessible à tous et l'accent également mis sur l'autoconservation d'ovocytes.

• Soutien à la parentalité

Autre axe privilégié par l'exécutif, un meilleur accompagnement des parents. Une nouvelle "stratégie de soutien à la parentalité" sera présentée "d'ici quelques mois" et visera entre autres à permettre "aux parents de concilier vie familiale et vie professionnelle".

La flexibilité au travail était l'une des pistes émises par la commission parentalité qui a rendu ses conclusions début 2025 et qui appelait également les pouvoirs publics à mener une politique du logement adaptée aux familles et à leur évolution (monoparentales, recomposées, etc).

• Allocation au premier enfant

La généralisation de cette allocation, qui n'est versée actuellement qu'à partir du deuxième enfant, a été adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale en juin 2025. Le gouvernement s'y est opposé, invoquant notamment son coût, estimé à trois milliards d'euros, et l'absence "d'effet redistributif pour les familles les plus modestes".

• Service public petite enfance

Entré en vigueur début 2025, ce service public de la petite enfance doit permettre, selon le gouvernement, de garantir une solution d'accueil pour leur enfant de moins de 3 ans. Mais, sur le terrain, le compte n'y est pas et de nombreux parents se retrouvent toujours démunis, sans place d'accueil, selon les acteurs du secteur, qui pointent la pénurie de professionnels.

Plus de 10.000 professionnels manquent en effet à l'appel en crèches et la situation devrait encore s'aggraver avec les 120.000 assistantes maternelles qui partiront à la retraite d'ici 2030. "Nous pensions ouvrir 30.000 places en crèches" en cinq ans, mais "nous arriverons à faire moitié moins", a reconnu Emmanuel Macron début 2022.

• Mises en garde

Face à ces mesures lancées tous azimuts, les associations mettent en garde contre une politique qui consisterait à "déshabiller Paul pour habiller Pierre".

Dans leur collimateur notamment, le financement du nouveau congé de naissance par un coup de rabot sur les allocations familiales. Le gouvernement a en effet annoncé son intention de reporter de 14 à 18 ans l'âge de revalorisation de ces allocations versées à partir du deuxième enfant.

Cette "mesure d'économie très forte" est "choquante" au moment "où le taux de fécondité baisse" de façon "inquiétante", s'est notamment alarmée l'Union nationale des associations familiales (Unaf).

2 commentaires

  • 15:15

    alors des vraies pistes :Une part entière pour le premier enfant dans le calcul du quotient familial, le but étant de soutenir les parents qui travaillentUn logement HLM pour les français à l'arrivée de leur premier enfant, et un plus grand ensuiteDe la stabilité sur la fiscalité des gardes d'enfants à domicile


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