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Comité d'alerte des finances publiques le 7 juillet, nouvelles économies à la clef, selon un ministre
information fournie par AFP 28/06/2026 à 14:26

Le ministre des Comptes publics David Amiel, le 2 juin 2026 à Paris. ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

Le ministre des Comptes publics David Amiel, le 2 juin 2026 à Paris. ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

Le prochain comité d'alerte des finances publiques se réunira le 7 juillet, a indiqué dimanche le ministre des Comptes publics David Amiel, pour un bilan des six premiers mois de l'année, avec à la clef l'annonce attendue de nouvelles économies.

"On a eu, depuis le début de l'année, une série de chocs sur l'économie française. Il y a d'abord eu l'impact de la guerre en Iran, on a désormais une période caniculaire. C'est la raison pour laquelle le 7 juillet nous réunirons un comité d'alerte des finances publiques", a dit David Amiel, invité de l'émission Questions politiques de France Inter, franceinfo TV et Le Monde.

Dans un rapport jeudi, la Cour des comptes a averti que "tous les signaux" des finances publiques françaises étaient "au rouge". Elle a souligné que le ratio de dette de la France, qui s'établissait à 117,5% du produit intérieur brut à fin mars, était "le seul de la zone euro à avoir dépassé le pic de la crise sanitaire" du Covid-19, et s'est inquiétée de l'"augmentation massive" de la charge de cette dette.

"La Cour des comptes a 100 fois raison", a commenté David Amiel dimanche. "Evidemment, nous sommes dans une situation très préoccupante. On est assis sur un baril de poudre. On a eu un déficit qui est parmi les plus élevés d'Europe", a-t-il poursuivi.

Le comité d'alerte devrait être l'occasion d'annoncer de nouvelles coupes budgétaires pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, après déjà 6 milliards d'euros d'économies présentées en avril.

Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a estimé jeudi à 6 milliards d'euros supplémentaires les coupes à réaliser pour tenir le budget 2026.

Pour financer les besoins d'investissement dans l'avenir, notamment pour l'adaptation au changement climatique des infrastructures publiques comme les établissements scolaires, "il faut pouvoir se dégager des marges de manœuvre", a dit David Amiel, rappelant que la charge de la dette était aujourd'hui "le premier poste avant tous les autres ministères y compris l'éducation nationale et la défense" et appelant à "réformer notre modèle social".

Il s'est par ailleurs dit opposé à une loi de finances rectificative pour 2026, réclamée par Eric Coquerel.

Le ministre a aussi indiqué que, pour le vote du budget 2027, "la ligne du gouvernement est claire. On négocie avec la droite républicaine, avec la gauche républicaine, avec le bloc central. Moi, je ne négocierai pas avec le Rassemblement national et la France insoumise."

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