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Barrot: "Pour être crédible", le prochain président devra "rendre le pouvoir aux Français"
information fournie par AFP 28/06/2026 à 15:45

Le ministre des Affaires étrangères et vice-président du MoDem, Jean-Noël Barrot; le 3 juin 2026 à Paris ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

Le ministre des Affaires étrangères et vice-président du MoDem, Jean-Noël Barrot; le 3 juin 2026 à Paris ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

Le prochain président de la République devra "s'engager à rendre le pouvoir aux Français", a lancé dimanche le ministre des Affaires étrangères et vice-président du MoDem, Jean-Noël Barrot, qui a distillé quelques propositions lors d'un rassemblement organisé à Versailles.

"Ce n'est pas parce qu'on n'est pas candidat à la présidentielle qu'on doit garder sa langue dans sa poche", a déclaré M. Barrot devant environ 700 personnes venues à la "Fête de la démocratie".

M. Barrot a évoqué un "risque" de voir la présidentielle "confisquée" par le Rassemblement national et La France insoumise, "deux poisons différents" mais "mortels pour la démocratie et pour la France". Chacun étant, selon lui, en quête de "boucs émissaires": pour le RN, "l'étranger, le musulman, l'audiovisuel public" et pour LFI, "le riche, le juif, le journaliste".

Allié avec le MoDem à Emmanuel Macron depuis 2017, le ministre a également évoqué une "fatigue démocratique" après "des décennies d'aveuglement des élites face aux grands bouleversement du monde" et leur "déni face à la colère grandissante des classes moyennes et populaires".

En 2027, "pour être crédible, celui ou celle qui sera élu devra s'engager à rendre le pouvoir aux Français", a estimé M. Barrot.

Il a cité quelques chantiers prioritaires à ses yeux, l'organisation de l'État pour plus de décentralisation, le "contrat social entre générations" avec notamment l'instauration d'une retraite par points, ou encore un "pacte civique" prônant un service civique ou militaire obligatoire et le blocage des réseaux sociaux "total" s'ils ne "respectent pas nos règles".

Le prochain président de la République devra "s'engage(r) dans les 100 premiers jours de son mandat à soumettre ces questions aux Français par voie de référendum", a prôné l'élu des Yvelines.

Après la présidentielle, "un choix au moins aussi important, sinon plus important encore" sera "celui du Premier ministre" qui aura "la responsabilité" de coaliser les différentes forces du bloc central en cas de victoire d'un candidat issu de cet espace politique, a estimé M. Barrot, qui entend "créer des ponts et des passerelles".

Après avoir dressé un sombre tableau de l'endettement français, l'ancien Premier ministre François Bayrou a de son côté estimé que le redressement n'interviendrait pas "sans que les citoyens imposent eux-mêmes aux politiques les choix qui devront être faits", car "les gouvernants suivent l'opinion publique".

"Il faut plus de démocratie" avec un Parlement "renforcé dans ses prérogatives", "plus de démocratie directe", "plus de partage du pouvoir avec les élus locaux" et avec les femmes, a prôné la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.

Sont également intervenus l'ancienne présidente du Medef Laurence Parisot, qui a exprimé ses "doutes" sur "la question du respect de l'Etat de droit" si le RN parvenait au pouvoir, l'économiste Philippe Aghion, le philosophe Gaspard Koenig ou encore la cheffe d'orchestre Zahia Ziouani.

2 commentaires

  • 17:20

    Dans une France de plus en plus clivée , la prochaine élection présidentielle va être compliquée pour les citoyens que nous somment .....Deux épouvantails pour beaucoup , et la crainte d' une deuxième tour avec LFI et le RN ;Quant aux autres possibles candidats ce n' est pas top pour le moment ;


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