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Climat : la France doit "aller plus loin, en fixant un objectif de neutralité en empreinte à l'horizon 2060", selon le Plan
information fournie par Boursorama avec Media Services 14/09/2026 à 13:35
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Le Haut-Commissaire au Plan, Clément Beaune, à Paris, le 13 novembre 2024. ( POOL / TERESA SUAREZ )

Le Haut-Commissaire au Plan, Clément Beaune, à Paris, le 13 novembre 2024. ( POOL / TERESA SUAREZ )

Dans sa dernière feuille de route climatique, la France se fixe pour la première fois une cible indicative sur son "empreinte carbone", qui inclut notamment les émissions liées aux produits importés.

Redoubler d'efforts, après un été marqué par des records de chaleur. La France doit "aller plus loin" dans ses objectifs climatiques en se fixant un objectif contraignant de neutralité à l'horizon 2060 incluant les émissions de CO2 liées à ses importations, propose ce lundi 14 septembre le Haut-commissariat au plan (HCSP). Il faut "prendre en compte une réalité plus large, c'est-à-dire ce qu'on émet en tant que producteurs sur notre territoire, mais ce qu'on émet comme émissions de gaz à effet de serre aussi en tant que consommateurs, en intégrant les importations", a résumé Clément Beaune, haut-commissaire au Plan et ancien ministre, lors d'une présentation à la presse.

Le pays s'est engagé à atteindre la neutralité carbone en 2050, si bien qu'à cet horizon ses émissions de CO2 résiduelles devront être compensées par autant d'absorption par les puits de carbone, comme les forêts. Mais cet objectif ne prend en compte que les émissions de gaz à effet de serre sur son territoire. Dans sa dernière feuille de route climatique (SNCB-3), la France se fixe toutefois pour la première fois une cible indicative sur son "empreinte carbone", qui inclut notamment les émissions liées aux produits importés. Cette empreinte carbone de la France équivaut à environ une fois et demie les seules émissions territoriales.

"Cet objectif devrait être porté à l'échelle de l'UE et être rendu contraignant"

La France doit "aller plus loin, en fixant un objectif de neutralité en empreinte à l'horizon 2060", plaide désormais le Haut-commissariat au plan dans une note. Soit un rythme de baisse de l'empreinte de 6% en moyenne d'ici 2060. "Pour être pleinement effectif, cet objectif devrait être porté à l'échelle de l'Union européenne et être rendu contraignant", estime dans la note Nicolas Riedinger, directeur du département Environnement de l'institution. L'un des objectifs serait d'encourager les autres pays à réduire leurs propres émissions pour pouvoir continuer à exporter en Europe. "Si cet objectif reste français, l'effet incitatif sera nécessairement limité. En revanche, on pense qu'il peut être considérable au niveau européen, notamment vis-à-vis d'économies qui sont aujourd'hui très dépendantes du marché européen pour leurs débouchés. On pense naturellement à la Chine", indique Nicolas Riedinger.

L'adoption d'une telle cible pourrait permettre d'engranger un "double dividende, climatique et productif", en favorisant une production décarbonée et aussi les relocalisations industrielles, mais pourrait renchérir "certains biens", reconnaît l'auteur. Face à ce risque inflationniste, il insiste sur la nécessité de "veiller à répartir de manière équitable les efforts" en étant attentif à la "question de la transition juste".

3 commentaires

  • 14 septembre 14:05

    Ce gars-là n'a absolument rien compris. Car grâce à l'électricité nucléaire, la France est le pays développé émettant le moins de CO2.
    = la priorité n'est pas de diminuer à n'importe quel prix les émissions de CO2 en France : elles sont déjà très basses, ça ne changera rien au réchauffement climatique et coûterait énormément cher, Notre Pays n'a plus les moyens.
    => la priorité, c'est de protéger les Français du réchauffement climatique = mieux isoler les logements.


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