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Climat : consommer des fruits, des légumes, des chips, ou encore des boissons sucrées est meilleur pour la planète, selon une étude
information fournie par Boursorama avec Media Services09/08/2022 à 11:55

Image d'illustration d'un supermarché à Houston au Texas en juillet 2022 ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Brandon Bell )

Image d'illustration d'un supermarché à Houston au Texas en juillet 2022 ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Brandon Bell )

Les chercheurs espèrent que leur étude pourra permettre aux consommateurs de faire des courses plus durables sans rien sacrifier à leur santé.

Quelque 57.000 produits vendus en supermarché au Royaume-Uni et en Irlande ont été analysés par des scientifiques, dans une vaste étude publiée lundi 8 août par la revue spécialisée PNAS. Il en ressort notamment que manger des fruits et des légumes est meilleur pour la planète que consommer de la viande et du fromage. Mais les chips et les boissons sucrées n'ont, eux aussi, qu'un impact environnemental très faible.

Les chercheurs, qui espèrent que leur étude pourra permettre aux consommateurs de faire des courses plus durables sans rien sacrifier à leur santé, ont également croisé leurs résultats avec les qualités nutritionnelles de ces aliments.

Les sirops, sodas ou autres jus de fruits font ainsi partie des produits vendus ayant l'impact environnemental le plus faible - car ils sont en majeure partie composés d'eau - mais leur qualité nutritionnelle est mauvaise, pointe l'étude. Pour autant, les chercheurs estiment qu'en général, les produits les plus durables sont aussi les meilleurs du point de vue nutritif.

Analyse sur des produits aux multiples ingrédients

Ces travaux confirment ainsi ce que d'autres études avaient déjà avancé en analysant des ingrédients uniques (fruits, viande rouge...). La nouveauté est que l'analyse porte ici sur des produits constitués de multiples ingrédients (sauces, plats préparés...).

La tâche est difficile car la quantité de chaque ingrédient est considérée comme secret de fabrication, et donc peu détaillée : seuls environ 3% des plus de 57.000 produits, vendus par huit détaillants alimentaires, avaient une composition complètement quantifiée.

Les scientifiques ont donc développé un algorithme s'appuyant sur les quelques informations connues pour évaluer la proportion des ingrédients manquants - au Royaume-Uni et en Irlande, les composants sont notamment listés obligatoirement par ordre de quantité utilisée.

Quatre facteurs

Pour évaluer l'impact environnemental, quatre facteurs ont été pris en compte : les émissions de gaz à effet de serre, l'utilisation de ressources limitées en eau, l'utilisation de terres, et l'eutrophisation aquatique (une pollution de l'eau).

Le pain, mais aussi certaines céréales, certains plats préparés ou desserts (gâteaux, biscuits...) ont un impact environnemental relativement faible ou intermédiaire. En revanche, le poisson, le fromage et la viande notamment rouge (agneau, boeuf) ont un fort impact. "Remplacer la viande, les produits laitiers et les oeufs par des alternatives à base de plantes pourrait avoir de grands bénéfices environnementaux", notent les auteurs de l'étude.

Mais des transitions plus "petites" peuvent aussi aider. Par exemple, des lasagnes au boeuf, à fort impact environnemental, pourraient être remplacées par des lasagnes au poulet ou au porc, ou encore végétariennes.

A l'avenir, mieux connaître les dosages et la provenance des différents ingrédients aiderait à déterminer plus précisément leur impact sur l'environnement, notent les chercheurs.

10 commentaires

  • 09 août14:01

    Finalement, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que cette étude est un canulard.