( AFP / PHILIPPE LOPEZ )
Jeudi dernier, une réunion entre le gouvernement et les distributeurs n'avait débouché sur aucune décision sur un éventuel encadrement des prix.
Nouvelle hausse, malgré des promesses de baisse de distributeurs. Les prix des carburants ont poursuivi leur ascension ces derniers jours, le gazole restant au-dessus de deux euros le litre et l'essence s'approchant de ce seuil, selon une moyenne calculée ce mardi 17 mars par l'AFP.
Le gazole s'achète à 2,07 euros le litre en France, une moyenne arrêtée à 11h mardi sur quelque 9.500 stations-service, soit une progression de 1% comparé à lundi et un bond de plus de 20% (35 centimes le litre) depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février. Il avait dépassé le seuil symbolique des deux euros le litre le 9 mars, une première depuis 2022, selon ces chiffres transmis au gouvernement par les stations. De son côté le SP95-E10, l'essence la plus consommée par les Français, est à 1,91 euro le litre en moyenne, sur quelque 7.500 stations, soit une hausse de 1% depuis lundi et de 11%, soit 19 centimes au litre, depuis le début du conflit. Le SP98 frôle quant à lui les deux euros au litre, à 1,99 euro, en hausse de 0,5% depuis lundi et de 9% (16 centimes) depuis début mars.
Le patron des Mousquetaires/Intermarché propose que l'État "réduise sa marge"
Après une légère accalmie, les cours du pétrole brut ont connu un nouveau rebond ce mardi, sur fond d'attaques iraniennes d'infrastructures énergétiques stratégiques au Moyen-Orient. Vers 11H15 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du nord augmentait de 2,83% à 103.5 dollars, tout comme le WTI américain (+2,96% à 96.27 dollars). Michel-Edouard Leclerc avait déclaré la semaine dernière que les prix du carburant à la pompe allaient reculer d'"à peu près 30 centimes de baisse par litre" à court terme, tout en prévenant que les prix allaient "faire du yoyo" dans les points de vente en fonction de la situation géopolitique.
Une réunion entre le gouvernement et les distributeurs jeudi n'avait débouché sur aucune décision sur un éventuel encadrement des prix. Le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché Thierry Cotillard a, lui, proposé lundi que l'État "réduise sa marge", notamment sur la TVA prélevée, pour contenir la hausse.
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