Patrick Martin, le 27 janvier 2026, à Paris ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )
"Les finances publiques sont acculées parce qu'un certain nombre de décisions irresponsables ont été prises", a accusé Patrick Martin, le président du Medef, sur RTL ce jeudi 17 septembre.
Le président du Medef Patrick Martin tire à boulets rouges contre ceux qui ont "dégradé les finances publiques" récemment. Ce jeudi 17 septembre, il a considéré au micro de RTL que la prolongation des aides ciblées sur les carburants jusqu'au 31 décembre était "dans la limite des capacités budgétaires" du gouvernement .
La prolongation annoncée la veille par le Premier ministre Sébastien Lecornu, alors que le pays gronde contre la hausse des prix du carburant, "est dans la limite des capacités budgétaires du gouvernement, alors que les finances publiques sont acculées parce qu'un certain nombre de décisions irresponsables ont été prises", a-t-il accusé , citant "la suspension de la réforme des retraites qui pompe 6 milliards d'euros dans les caisses de l'Etat". "Les mêmes qui demandent maintenant des aides devraient faire leur examen de conscience en se demandant s'ils ont eu raison de dégrader les finances publiques qui étaient déjà dans un état critique", a-t-il poursuivi, indiquant au passage que sa propre entreprise, Martin Belaysoud, allait supporter "un million d'euros de coût de carburant de plus cette année".
"On a deux fois plus de jeunes au chômage que dans les autres pays européens"
"Il va falloir également qu'on traite le plus consensuellement possible, le plus intelligemment possible, les augmentations de salaires", a-t-il par ailleurs glissé sans autre détail, en rappelant que les entreprises représentées par le Medef emploient 12 millions de salariés. Le Medef "craint" les appels au retour des Gilets jaunes, a-t-il indiqué, "tout en étant convaincus que ça ne réglerait rien. On est très inquiet de tout ce qui pourrait ressembler à une instrumentalisation politique", a-t-il dit.
Le président du Medef a présenté par ailleurs le livre qu'il vient d'écrire, "Génération empêchée - Pourquoi la jeunesse doit être une grande cause nationale" (éditions de l'Observatoire), qui évoque ce qu'il a appelé "un scandale français dont les politiques ne parlent pas beaucoup : on a deux fois plus de jeunes au chômage que dans les autres pays européens". "Le Medef sera peut-être tout seul à le faire, mais il s'occupera des jeunes", a-t-il lancé, convaincu du rôle de l'entreprise dans leur formation. "J'appelle nos 240.000 entreprises adhérentes à ne pas arrêter de recruter des jeunes, des apprentis, de prendre des jeunes en stage, c'est l'avenir du pays qui est en cause", a-t-il conclu.
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