Paris est capitale européenne la plus exposée à la surmortalité liée aux vagues de chaleur, selon une étude.
( AFP / PATRICK KOVARIK )
L'adjoint au Logement de la mairie de Paris, Jacques Baudrier, a dénoncé jeudi 2 juillet l'attitude des propriétaires de résidences secondaires et de logements vacants à Paris, qui "bloquent" les décisions de rénovations thermiques de copropriétés considérées comme des "bouilloires".
Selon une étude publiée en 2023 par la revue The Lancet Planetary Health , Paris est capitale européenne la plus exposée à la surmortalité liée aux vagues de chaleur.
"Depuis 17 ans, nous avons déjà financé 80.000 rénovations d'ampleur dans le parc social", a énoncé Jacques Baudrier lors d'une conférence du collectif "Nos villes à 50° C". Mais l'édile communiste se dit particulièrement "inquiet" de l'avancée des rénovations dans le parc privé parisien, qui concentre environ 1,1 million de logements. "Il y a beaucoup de bouilloires thermiques, parce que beaucoup de logements ont été construits avant 1914 et ce parc n'est pas du tout adapté aux chaleurs du XXIe siècle", a-t-il relevé.
28% de propriétaires de résidences secondaires et de logements vacants
La Ville a financé 10.000 rénovations de logements privés en 2026 contre 1.500 en 2024.
"C'est en train d'exploser mais c'est encore très insuffisant et l'essentiel de ces rénovations a lieu dans les copropriétés des années 1950 à 1970 où il y a des propriétaires occupants (...) pour des logements à l'étiquette énergétique D ou E et pas les pires bouilloires thermiques classées F et G", a indiqué l'édile communiste, pointant des "aides insuffisantes en volume" de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) et "inadaptées aux logements anciens".
Il met également en cause la responsabilité de certains propriétaires, un problème selon lui "moins connu". "Notre principal problème ce ne sont pas les architectes des bâtiments de France, mais les 28% de propriétaires de résidences secondaires et de logements vacants qui votent toujours contre les rénovations" , a-t-il déclaré.
"Dans tout le centre de Paris, vous avez 35%, 40%, 50% de résidences secondaires et de logements vacants. On ne rénove rien, quasiment aucun logement privé, et c'est là où sont les bouilloires thermiques", a-t-il ajouté, assurant que des propriétaires occupants ou des locataires minoritaires lors des assemblées générales de copropriété se retrouvent "piégés par leurs voisins".
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