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Bourse: comment investir sur les marchés étrangers?
information fournie par Le Particulier Fiches16/12/2021 à 17:54

Les ETF et les fonds spécialisés permettent d’investir à l’étranger crédit photo : GettyImages

Les ETF et les fonds spécialisés permettent d’investir à l’étranger crédit photo : GettyImages

En général, un épargnant a tendance à investir principalement sur le marché boursier de son pays. En agissant ainsi, il est en quelque sorte dans sa zone de confort. Malheureusement, une telle attitude n’est pas rationnelle. Pour améliorer la diversification et le rendement de son portefeuille, il peut être opportun de l’ouvrir aux valeurs étrangères. Pour cela, il est possible de passer par son Plan d’Epargne en Actions (PEA) ou son Compte-Titres Ordinaire (CTO). Parallèlement aux actions, les ETF et les fonds spécialisés constituent des pistes intéressantes pour éviter de rester trop centré sur le marché français.

Sommaire:

  • Le biais domestique, un défaut très courant chez les épargnants
  • Pourquoi ouvrir son portefeuille aux valeurs étrangères?
  • Les risques de l’investissement en actions étrangères
  • Le PEA n’est pas réservé aux seules valeurs françaises
  • Le Compte-Titres Ordinaire (CTO) est l’outil idéal pour diversifier géographiquement
  • Les ETF peuvent simplifier la vie des investisseurs
  • Les fonds spécialisés apportent une forme d’expertise

Le biais domestique, un défaut très courant chez les épargnants

Un épargnant a naturellement tendance à investir dans son pays ou sa zone géographique d’origine. Le phénomène a été identifié et analysé dans de nombreuses études: il s’agit d’un biais cognitif intitulé “biais domestique”. Concrètement, ce dernier conduit les investisseurs à déséquilibrer leur portefeuille en écartant de manière presque systématique, mais inconsciente, un large spectre d’opportunités situées en dehors de leur zone géographique.

Cette attitude n’est bien évidemment pas rationnelle et peut entraîner des conséquences négatives pour vos actifs financiers. Une moindre diversification débouche en effet sur une prise de risque plus élevée et, potentiellement, sur un rendement moindre dans la durée.

Pourquoi ouvrir son portefeuille aux valeurs étrangères?

Si vous n’investissez qu’en France, vous faites tout d’abord l’impasse sur les pays à forte croissance. L’économie française fait partie des plus riches, mais aussi des plus matures du globe. Son potentiel de croissance s’est réduit année après année, notamment sous le poids d’une fiscalité accrue. Les opportunités d’investissements s’avèrent ainsi moins nombreuses et profitables que sous d’autres contrées. En sortant du seul cadre français, vous avez la possibilité d’accéder à des pays et des Bourses plus dynamiques.

Par ailleurs, la France, qui excelle dans certains domaines, est totalement absente dans d’autres. Par exemple, si vous souhaitez investir dans les groupes miniers, votre choix sera très vite limité. De même, le compartiment technologique français peut paraître bien mince face à la richesse de la côte américaine, alimentée par les nombreuses créations d’entreprises de la Silicon Valley dans le cloud, la cybersécurité, le e-commerce... Dès lors, en ouvrant votre portefeuille aux marchés étrangers, vous pouvez investir dans des entreprises et des secteurs qui n’ont pas de comparable dans l’Hexagone.

Les risques de l’investissement en actions étrangères

Certes, investir sur les marchés étrangers comporte de nombreux avantages, mais n’est pas sans risque en termes de gestion. Tout d’abord, en dehors de la zone euro, il existe un risque de change. Lorsque vous investissez dans une valeur étrangère, vous l’achetez dans la devise du pays: votre investissement peut donc être impacté par la variation du taux de change face à l’euro (à la hausse comme à la baisse).

Le risque politique est également à prendre en compte, notamment dans les pays émergents et les moins stables politiquement. La politique menée vis-à-vis des investisseurs étrangers est particulièrement scrutée par les marchés financiers: tout durcissement sur ce front est toujours sanctionné en Bourse.

Le difficile accès à l’information financière est également à considérer lorsqu’on investit sur des marchés étrangers. La langue peut constituer une barrière. Par ailleurs, dans certains pays, les exigences de transparence ne sont pas les mêmes qu’en France ou en Europe.

Le PEA n’est pas réservé aux seules valeurs françaises

Dès lors qu’il s’agit d’investir à l’étranger, le Plan d’Epargne en Actions (PEA) offre déjà de nombreuses possibilités. Trop souvent, les détenteurs de PEA pensent que celui-ci se limite aux actions françaises. Or, il faut rappeler qu’il est possible d’y intégrer des titres de sociétés dont le siège social est dans un État de l’Union européenne, en Islande, en Norvège ou au Liechtenstein.

À noter <p data-infobox-text=""> Au sein d’un PEA et quelle que soit la place de cotation, les frais de transaction, c‘est-à-dire d’achat ou de vente, sont limités à 0,50% du montant de la transaction si elle est réalisée en ligne et à 1,20% par un autre moyen (téléphone ou courrier). </p>

Au sein d’un PEA et quelle que soit la place de cotation, les frais de transaction, c‘est-à-dire d’achat ou de vente, sont limités à 0,50% du montant de la transaction si elle est réalisée en ligne et à 1,20% par un autre moyen (téléphone ou courrier).

Le Compte-Titres Ordinaire (CTO) est l’outil idéal pour diversifier géographiquement

Pour aller plus loin dans la diversification géographique, il faut détenir un Compte-Titres Ordinaire (CTO) . Celui-ci est notamment indispensable pour investir dans les actions cotées sur le premier marché mondial, à savoir Wall Street. Qu’il s’agisse d’acheter des actions britanniques (à Londres), suisses (à Zurich), chinoises (à Hong Kong) ou japonaises (à Tokyo), le CTO est incontournable.

Il faut néanmoins savoir que, chez les courtiers français, les frais de transaction sur ces places financières sont plus élevés que pour intervenir sur le marché hexagonal. Le marché américain figure malgré tout parmi les plus abordables.

Les ETF peuvent simplifier la vie des investisseurs

Une fois que l’on détient un PEA et un CTO, les ETF (ou trackers) sont légitimes pour investir à l’étranger. Ces produits, qui peuvent notamment être achetés sur la Bourse de Paris, permettent de s’exposer, entre autres, à un pays ou une zone géographique sans avoir à faire un choix d’actions à acquérir en direct. Les ETF offrent ainsi une forte dose de diversification à l’international et ce, à un moindre coût. Les frais de gestion de ces produits sont en effet très réduits (0,3% à 0,7% par an selon la complexité de leur composition). Les frais de courtage sont les mêmes que pour une action.

À savoir <p data-infobox-text=""> Certains ETF synthétiques et exposés à l’international sont éligibles au PEA. </p>

Certains ETF synthétiques et exposés à l’international sont éligibles au PEA.

Les fonds spécialisés apportent une forme d’expertise

Une autre piste pour investir à l’étranger consiste à faire confiance à l’expertise d’un gérant de portefeuilles spécialisés dans un pays ou une zone. Des fonds de placement proposent en effet une stratégie de gestion active, c’est-à-dire qu’au lieu d’investir dans l’indice d’un pays, l’équipe de gestion du fonds va opérer une sélection en fonction de ses convictions. Ces fonds (OPCVM) affichent toutefois des frais significatifs (à l’entrée, de gestion, et à la sortie, parfois).

La fiscalité des dividendes étrangers <p data-infobox-text=""> Les <a data-cms-id="a7815637129c3f49c68fa1356bb65c56" data-cms-type="practicalguide"> dividendes </a> versés par des sociétés étrangères sont imposables dans le pays de résidence du bénéficiaire. Par conséquent, si vous recevez un dividende d’une entreprise américaine, celui-ci devra être déclaré et imposé. Dans la plupart des cas, ces dividendes d’origine étrangère font également l’objet d’une retenue à la source dans le pays d’origine de la société (15%, par exemple, aux États-Unis). Pour éviter ou réduire l’effet d’une double imposition, des conventions fiscales sont toutefois établies entre les pays. Elles visent à octroyer un crédit d’impôt au bénéficiaire du dividende. En France, les dividendes versés par des sociétés étrangères doivent être reportés en case 2DC de votre déclaration. Le crédit d’impôt, communiqué par votre intermédiaire financier, est à inscrire en case 2AB. </p>

Les dividendes versés par des sociétés étrangères sont imposables dans le pays de résidence du bénéficiaire. Par conséquent, si vous recevez un dividende d’une entreprise américaine, celui-ci devra être déclaré et imposé. Dans la plupart des cas, ces dividendes d’origine étrangère font également l’objet d’une retenue à la source dans le pays d’origine de la société (15%, par exemple, aux États-Unis). Pour éviter ou réduire l’effet d’une double imposition, des conventions fiscales sont toutefois établies entre les pays. Elles visent à octroyer un crédit d’impôt au bénéficiaire du dividende. En France, les dividendes versés par des sociétés étrangères doivent être reportés en case 2DC de votre déclaration. Le crédit d’impôt, communiqué par votre intermédiaire financier, est à inscrire en case 2AB.

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