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BCE: Le marchés sous-estiment les risques géopolitiques, dit Buch
information fournie par Reuters 18/03/2026 à 13:41

Vue du siège de la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort, en Allemagne

Vue du siège de la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort, en Allemagne

Les marchés financiers sous-estiment les ‌tensions géopolitiques, ce qui accroît le risque de ventes massives soudaines, a déclaré ​mercredi Claudia Buch, présidente du conseil de surveillance de la Banque centrale européenne (BCE), tout en mettant en garde contre un assouplissement de la réglementation bancaire.

Depuis un an, ​les États-Unis assouplissent leur réglementation bancaire, ce qui met la pression sur les autorités de régulation d'autres pays, ​les autres établissements risquant de se retrouver ⁠confrontés à des conditions de concurrence inégales s'ils ne faisaient pas de ‌même.

"Il est indispensable de maintenir ces garde-fous face à la montée des tensions géopolitiques", a déclaré Claudia Buch dans le rapport annuel ​de supervision de la ‌BCE.

"Toute fragmentation ou tout affaiblissement des normes pourrait compromettre la ⁠capacité des banques à résister aux évolutions défavorables", a-t-elle souligné.

Les actions du secteur bancaire ont souffert depuis le début de la guerre en Iran fin février, mais ⁠les fluctuations du ‌marché sont restées modérées, tout comme l'année dernière, lorsque les droits ⁠de douane et les conflits avaient accru l'incertitude.

Les banques sont correctement capitalisées et ‌disposent de toutes les réserves nécessaires, mais les risques restent élevés, ⁠a fait valoir Claudia Buch.

"Cette incertitude n'est pas suffisamment reflétée ⁠par les indicateurs de ‌tension financière basés sur le marché, ce qui pourrait entraîner une réévaluation brutale ​du risque", a-t-elle averti.

La présidente du conseil ‌de surveillance de l'institut de Francfort a également souligné que des perturbations pourraient survenir de manière inattendue ​et se propager rapidement, compte tenu des tensions géopolitiques, des valorisations élevées dans certains segments du marché, des interconnexions croissantes avec les établissements financiers non ⁠bancaires et du risque de revirements soudains du sentiment du marché.

La BCE, qui a fait du renforcement de la résilience du secteur face aux risques géopolitiques une priorité pour cette année, soumettra les plus grandes banques du bloc à des tests de résistance ("stress tests") au cours des prochains mois.

(Balazs Koranyi; version française Diana Mandiá, ​édité par Augustin Turpin)

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