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Baisse du prix du pétrole, quelles conséquences ?

information fournie par Boursorama avec LabSense 25/05/2020 à 17:00

Le point sur les conséquences de la chute du prix du pétrole pendant la crise sanitaire. En avril, le cours du pétrole brut est passé sous la barre des 0 $, plongeant à - 38,94 dollars. L’effondrement du cours est l’une des conséquences directes des mesures de confinement imposées partout dans le monde pour lutter contre le coronavirus. La baisse du cours de l’or noir impacte les économies de tous les pays du monde. Le point sur les conséquences à court terme et sur les prévisions.

iStock-prachanart

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L’origine de la chute

La disparité entre l’offre et la demande reste l’origine de la chute des cours ces dernières semaines. Depuis plusieurs années, l’offre pétrolière n’a cessé d’augmenter, à cause notamment de l’exploitation américaine croissante des gaz de schiste et du refus des principaux pays producteurs de s’adapter à l’évolution de la demande en freinant leur production. En mars dernier, la crise sanitaire mondiale a contraint les pays à adopter des mesures de confinement territoriales, réduisant de manière inouïe les flux de marchandises et de personnes. Le monde consommait environ 100 millions de barils chaque jour en 2019. L’Agence internationale de l’énergie estime que cette consommation a baissé de 30 % au mois d’avril et baissera de 25 % en mai.

Baisse des prix à la pompe

L’une des conséquences les plus tangibles de la chute des cours est la baisse des prix à la pompe pour les consommateurs. En France, le Diesel a baissé de près de 20 centimes au litre entre janvier et mars, atteignant son niveau le plus bas depuis 2017.

L’impact pour les compagnies pétrolières et les marchés

La chute du cours du brut a un impact sur les entreprises pétrolières ainsi que sur l’ensemble des marchés.  Selon les experts, la baisse du cours du pétrole traduit les craintes d’une baisse de la croissance, inévitable après une crise de cette ampleur. A moyen et long terme, les groupes pétroliers souffriront de la fluctuation des dépenses d’investissements.

Les conséquences pour les pays producteurs de pétrole

La Russie a refusé de baisser sa production de pétrole au début de la crise. L’Arabie Saoudite a riposté en augmentant la sienne et en abaissant son prix de vente. Les observateurs estiment que, si les deux pays disposent de marges de manœuvres importantes, ils ne pourraient pas maintenir cette production sur la durée. Côté américain, le pétrole de schiste, dont le coût de production reste élevé, devrait être lourdement impacté par la dégradation du prix du baril. La rentabilité des entreprises du secteur est acquise avec un prix de vente autour de 50 dollars le baril.  Les pays émergents, dont les budgets sont tributaires des recettes pétrolières (l’Algérie, le Nigéria, l’Angola ou encore le Venezuela) devront prendre des mesures d’austérité qui pourraient mener à une crise sociale et politique.

Et pour le climat ?

Une étude démontre que les mesures prises pour enrayer la pandémie ont généré une baisse de 17 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. En avril, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a souligné que «  l'effondrement des prix du pétrole était un danger pour l'économie mondiale » et représentait des risques certains pour la transition énergétique. En effet, peu coûteux, le pétrole reste plus intéressant que les énergies qui n’émettent pas de gaz à effet de serre. Le prix plancher du pétrole n’inciterait guère les Etats à soutenir l’investissement dans les énergies renouvelables et le développement de véhicules 100 % électriques. Au sortir de la crise, les Etats devront établir des plans de relance de l’économie. Après le « répit » de la crise, la reprise frénétique des flux de transit de marchandises et de personnes par voie routière et aérienne n’impactera que plus durement notre environnement.

1 commentaire

  • 25 mai 17:28

    Déjà les prix des carburants commencent à remonter. Il ne faut pas perdre de temps.


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