Les arrêts maladie coûtent 18 milliards d'euros à la Sécu, "et ça augmente d'un milliard d'euros par an".
Jean-Pierre Farandou à Paris, le 26 mars 2026. ( AFP / LUDOVIC MARIN )
Le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a annoncé jeudi 9 avril le lancement d'un "bouton d'alerte" pour les entreprises qui ont des doutes sur les arrêts maladie à répétition d'un employé. Le ministre a également annoncé le lancement d'"un kit de prévention" pour aider les entreprises à lutter contre l'absentéisme.
"Les contrôles, on va les renforcer", a assuré le ministre interrogé sur TF1, notamment avec la mise "à disposition des entreprises (...) d' un bouton d'alerte en cas de situation douteuse sur l'absence d'un salarié " qui "sera en place avant la fin de l'année".
"Un chef d'entreprise -c'est le cas aujourd'hui mais ça sera plus facile et plus direct- pourra solliciter la caisse nationale d'assurance maladie pour déclencher des contrôles ", a-t-il poursuivi.
"Quand vous voulez vous attaquer à la maladie, la meilleure chose à faire c'est la prévention", a également plaidé le ministre du Travail. La loi prévoit que "l'employeur doit prendre des mesures pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs", en organisant par exemple "des actions de prévention, d'information et de formation".
Les jours de carence en question
Dans ce cadre, "un kit de prévention pour aider (les entreprises) beaucoup plus rapidement à bâtir leur plan de prévention sera accessible dès demain sur le site du ministère du Travail", a annoncé Jean-Pierre Farandou.
Interrogé sur un allongement des jours de carence, le ministre a assuré que " toutes les pistes (...) sont ouvertes. Il n'y a pas de tabou mais il faut passer par le dialogue social". "Ce ne sont pas des choses que le gouvernement décidera tout seul, ça passera d'abord par les partenaires sociaux", a-t-il déclaré.
Le nombre d'arrêts de travail et les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale augmentent plus fortement depuis la crise sanitaire.
"C'est devenu un gros problème en France effectivement", a constaté le ministre. "Il y en a plus de 9 millions par an, ça fait 30 000 par jour, ça augmente, ça coûte 18 milliards d'euros à la Sécurité sociale et ça augmente de un milliard d'euros par an donc les enjeux sont considérables".
6 commentaires
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer