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Arc: Bercy n'a "officiellement connaissance que d'une seule offre" de reprise
information fournie par Boursorama avec AFP 10/02/2026 à 08:16

L'usine Arc France à Arques(Pas-de-Calais). ( AFP / DENIS CHARLET )

L'usine Arc France à Arques(Pas-de-Calais). ( AFP / DENIS CHARLET )

Le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin a dit lundi n'avoir "connaissance officiellement" que d'une seule offre de reprise du verrier Arc, en redressement judiciaire, mais rappelé que ce serait le tribunal de commerce de Lille qui déciderait "le 18 février" du meilleur projet pour l'industriel.

"Les équipes de Bercy travaillent avec les porteurs de projets qui viennent nous voir et qui présentent leurs projets", a déclaré M. Martin à l'issue d'une rencontre avec les organisations syndicales du verrier, accompagnés d'élus locaux.

"Aujourd'hui, je n'ai connaissance officiellement que de l'offre de monsieur Durand", petit-fils de Jacques Durand l'ancien patron emblématique du verrier fondé en 1825, qui emploie quelque 3.500 salariés à Arcques (Pas-de-Calais).

Deux offres de reprise sont à l'étude par le tribunal de commerce de Lille pour Arc.

Celle de Timothée Durand, qui prévoit "le maintien de 2.700 emplois" et inclut 300 licenciements et table sur 500 départs volontaires, dont 400 départs anticipés à la retraite et 100 départs spontanés.

Et celle de Patrick Puy, ex-président de l'entreprise de 2013 à 2015, qui a promis "zéro licenciement". Il n'a pas détaillé la provenance des fonds qu'il voudrait investir sur le site.

Le groupe a bénéficié par le passé de multiples plans de refinancement soutenus par l'État et les collectivités locales, le dernier il y a un an à peine.

"Vendre du rêve et promettre qu'il y aura zéro suppression de postes sur ce site, je ne peux pas le faire et je ne le ferai pas", a dit M. Martin, expliquant vouloir dessiner "un avenir" pour Arc et éviter "qu'on se retrouve à nouveau dans un an ici".

Le ministre délégué était accompagné de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, qui a expliqué vouloir "anticiper" pour l'aide aux personnes qui viendraient à perdre leur emploi.

Les syndicats présents, CGT, CFDT, CFE-CGC, Unsa et Sud Chimie/USS, ont expliqué avoir demandé des "mesures d'âge dans le cas où il y aurait un PSE et des suppressions de poste", mais il leur a été répondu qu'elles "ne seraient pas prises en charge par l'Etat".

Les syndicats aimeraient que les salariés plus expérimentés puissent rester "trois à six mois supplémentaires" pour "préparer des plus jeunes à prendre les postes qui seraient vacants".

Les repreneurs doivent présenter leurs offres aux salariés mardi sur le site d'Arc.

1 commentaire

  • 09:01

    On a trouvé 170 millions d’euros pour une usine à insectes qui ne produit rien ..et là ,personne pour aider une boite dont le matériel (machines ) intéressant partira peut être en asie pour produire ce qui nous sera vendu en retour ..


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