Dominique Schelcher prévoit un "impact fort le 1er mars" sur "un certain nombre de produits", notamment ceux à base de plastique, les légumes, lait et viandes.
Dominique Schelcher à Boulogne-Billancourt, le 25 mars 2025. ( AFP / LUDOVIC MARIN )
Les prix en rayon vont "inconstablement" progresser en mars 2027, à l'issue des négociations annuelles entre distributeurs et industriels, a prévenu mercredi 16 septembre le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, qui pointe la guerre au Moyen-Orient et les canicules à répétition.
"Très clairement, il y aura de l'inflation à l'issue des prochaines négociations commerciales" entre les supermarchés et leurs fournisseurs, traditionnellement prévues du 1er décembre au 1er mars, a estimé Dominique Schelcher lors d'une conférence de presse de rentrée. "Notre travail, comme d'habitude, sera de trouver le juste équilibre entre ce qui est nécessaire pour les producteurs et ce qui est possible pour les clients, mais il y aura incontestablement de l'inflation", a insisté le patron du quatrième distributeur alimentaire français.
Certains industriels ont poussé en vain au printemps pour rouvrir les précédentes négociations et répercuter la hausse des coûts du carburant, du gaz et des engrais liés à la guerre au Moyen-Orient.
Après un "reflux" durant l'été, "les demandes" en ce sens "reviennent" et "tout le monde, côté fournisseurs, est dans les starting-blocks pour les prochaines", a expliqué Dominique Schelcher, pronostiquant un "impact fort le 1er mars" sur "un certain nombre de produits".
Des hausses sont notamment à prévoir sur les "produits à base de plastique", dérivé du pétrole, et sur ceux nécessitant "beaucoup de transport".
Augmentations à "deux chiffres"
Également concernés, "le lait", "les produits laitiers", "la viande" et les produits transformés à base de fruits et légumes, conséquence de la sécheresse et des canicules qui ont durement touché les récoltes et déjà renchéri les prix des produits frais.
Coopérative U achète "plus cher" les fruits et légumes, a rappelé Dominique Schelcher, évoquant une augmentation à "deux chiffres" et qui "s'accélère".
"La pomme de terre, tous les légumes d'automne" arrivent en "quantité moindre", a-t-il expliqué. "Dans certaines régions, on se bat pour avoir" de quoi "livrer nos magasins" , a-t-il déploré, assurant n'avoir "jamais connu" une "telle tension sur le maraîchage".
Le patron anticipe aussi des "tensions" d'approvisionnement sur les conserves de légumes, en raison d'une production "perturbée".
Interrogé mardi sur BMTV/RMC , Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc, a également estimé qu'il y aurait "forcément une augmentation des prix" des fournisseurs à l'issue des négociations commerciales. "On achètera plus cher", mais cela "ne veut pas dire qu'on va aller vendre plus cher", a-t-il assuré.
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