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Accord de libre échange avec le Mercosur : Bruno Retailleau menace Emmanuel Macron de censure s'il "vote pour"
information fournie par Boursorama avec Media Services 07/01/2026 à 14:34

Pour la France, "le compte n'y est pas", a répété le gouvernement mercredi matin, avant une réunion à Bruxelles des ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept.

Bruno Retailleau à Paris, le 13 octobre 2025. ( AFP / ALAIN JOCARD )

Bruno Retailleau à Paris, le 13 octobre 2025. ( AFP / ALAIN JOCARD )

Le patron des Républicains, Bruno Retailleau, a "solennellement" prévenu Emmanuel Macron qu'un "vote" du président en faveur de l'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur , son parti pourrait voter la censure du gouvernement de Sébastien Lecornu.

"Ce que je dis solennellement, c'est que si le président de la République vote pour le Mercosur, après toutes ses déclarations, il prend le risque d'une censure ", a affirmé l'ancien ministre de l'Intérieur lors d'une conférence de presse où il a présenté son programme économique.

Le patron de LR a refusé d'appeler d'ores et déjà la cinquantaine de députés de son parti, avec qui il entretient des relations tendues, à voter la censure du gouvernement, assurant qu'il "faut d'abord voir quel sera le vote du président de la République".

Emmanuel Macron s'était félicité en décembre du report de la signature de l'accord, demandant que les "avancées" réclamées par la France, mais aussi l'Italie, se concrétisent afin que "le texte change de nature".

Pour la France, "le compte n'y est pas"

Pour la France, "le compte n'y est pas" , a répété le gouvernement mercredi matin, avant une réunion à Bruxelles des ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept.

La présidente de la Commission Ursula von der Leyen a tenté mardi un geste pour désamorcer les tensions, en proposant une rallonge budgétaire dans la prochaine politique agricole commune (la PAC 2028-2034) de l'Union européenne, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d'euros dès 2028. Emmanuel Macron a aussitôt "salué" sur X cette annonce de Bruxelles, y voyant "le résultat" de la "mobilisation déterminée" de la France et de son propre "engagement constant" pour les agriculteurs.

Mais il s'est attiré une série de critiques sur le même réseau. "Macron agite le hochet des aides de la PAC pour faire avaler la pilule du Mercosur. Désolé M. Macron, mais ça ne passera pas", a raillé mercredi le député de gauche, ex-LFI, François Ruffin.

Le coordinateur de LFI Manuel Bompard a aussi accusé l'exécutif de vouloir "faire passer pour une victoire le maintien au même niveau des aides de la PAC pour tenter de faire avaler l'accord de libre-échange avec le Mercosur". "Pas question", "la France doit refuser l'accord", a dit le député, rappelant une proposition de résolution de l'Assemblée nationale en ce sens.

Le président du RN Jordan Bardella a lui affirmé soupçonner Emmanuel Macron de "préparer les esprits à une véritable trahison de nos agriculteurs, justifiée par des 'garanties' illusoires et des promesses sans lendemain".

4 commentaires

  • 07 janvier 17:40

    Le bon soldat Macron va signer à l'envers pour protester !


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