Aller au contenu principal
Fermer

A Belfast, Biden appelle à la fin du blocage politique face aux opportunités économiques
information fournie par Reuters 12/04/2023 à 16:10

(Actualisé tout du long avec déclarations de Biden à Belfast)

par Steve Holland et Amanda Ferguson

BELFAST, 12 avril (Reuters) -

Le président américain Joe Biden a exhorté mercredi les responsables politiques de l'Irlande du Nord à relancer le gouvernement de coalition avec la promesse d'importants investissements de la part des entreprises américaines.

Joe Biden, qui affiche fièrement ses origines irlandaises, a passé un peu plus d'une demi-journée au Royaume-Uni - où il a rencontré le Premier ministre britannique Rishi Sunak - avant de se rendre en République d'Irlande pour deux jours et demi de discours et de réunions avec des officiels et des parents éloignés.

Sa brève escale à Belfast, la capitale de l'Irlande du Nord, intervient à l'occasion du 25e anniversaire de l'accord de paix du Vendredi saint et alors que le contexte politique reste délicat dans la région.

Depuis plus d'un an, le parti unioniste démocrate (DUP) boycotte le gouvernement de coalition, un élément clé de l'accord de paix de 1998, en raison d'un différend sur les accords commerciaux post-Brexit.

"Il a fallu de longues années de travail acharné pour en arriver là", a déclaré Joe Biden dans un discours prononcé sur le nouveau campus de l'université d'Ulster à Belfast, soulignant la transformation de la ville depuis son premier voyage en tant que sénateur.

"Le Belfast d'aujourd'hui est le cœur battant de l'Irlande du Nord et il est prêt à offrir des opportunités économiques sans précédent. De nombreuses grandes entreprises américaines souhaitent venir ici pour investir".

Le président américain a rappelé que le partage des pouvoirs au sein de l'exécutif demeurait essentiel pour l'avenir de l'Irlande du Nord et qu'un gouvernement décentralisé efficace permettrait d'"attirer encore plus d'opportunités dans cette région".

"J'espère donc que l'assemblée et l'exécutif seront bientôt rétablis. C'est à vous d'en juger, pas à moi, mais j'espère que cela se produira", a-t-il déclaré devant un auditoire composé des dirigeants des cinq principaux partis politiques d'Irlande du Nord.

"DYNAMIQUE POLITIQUE"

Dans une déclaration commune, Joe Biden et le Premier ministre britannique Rishi Sunak ont exprimé leur "espoir sincère" que les institutions politiques en Irlande du Nord soit restaurées "dès que possible".

Mais dans la foulée, le chef du DUP, Jeffrey Donaldson, a fait savoir que la visite du président américain ne changerait pas le point de vue de sa formation politique sur le boycott de l'exécutif.

"Cela ne change pas la dynamique politique en Irlande du Nord. Nous savons ce qui doit se passer", a-t-il dit à la presse.

"Nous pensons que le gouvernement (britannique) doit aller plus loin pour protéger la place de l'Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni et notre capacité à commercer au sein du marché intérieur britannique. C'est ce qu'il faut faire pour nous permettre d'avancer vers la restauration des institutions politiques", a-t-il déclaré.

"POTENTIEL D'INVESTISSEMENT"

Lors de son entretien mercredi avec Joe Biden, Rishi Sunak a dit avoir discuté des "incroyables opportunités économiques" pour l'Irlande du Nord.

"Nous avons parlé du potentiel d'investissement qui existe, des entreprises qui veulent investir en Irlande du Nord (...) Il s'agit de croissance, d'emplois et de prospérité", a déclaré le Premier ministre britannique.

Les deux hommes n'ont a priori pas discuté d'un accord de libre-échange que la Grande-Bretagne cherche à conclure depuis son départ de l'Union européenne.

Une responsable de la Maison blanche avait indiqué plus tôt que ce sujet ne devrait pas être abordé et que les questions économiques entre les deux pays devraient faire l'objet de discussions lors de la venue à Washington de Rishi Sunak en juin, à l'invitation de Joe Biden.

Le président américain doit se rendre plus tard dans la journée dans le comté de Louth, à mi-chemin entre Belfast et Dublin, où est né son arrière-grand-père et alors qu'une tempête est attendue sur l'île.

Il s'exprimera jeudi devant le Parlement irlandais puis rencontrera vendredi des membres d'une autre branche de sa famille dans le comté de Mayo, à l'ouest du pays.

(rédigé par Padraic Halpin, avec la contribution de Conor Humphries à Belfast, Sachin Ravikumar et Kate Holton à Londres, version française Gaëlle Sheehan et Blandine Hénault, édité par Kate Entringer)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Des panaches de fumée après des frappes aériennes israéliennes au sud de Beyrouth, le 11 mars 2026 ( AFP / - )
    information fournie par AFP 12.03.2026 00:25 

    L'Iran a assuré mercredi être prêt pour une guerre longue, douze jours après le début des attaques américano-israéliennes, quand Donald Trump s'est dit déterminé à "finir le boulot". Ce conflit régionalisé menace l'approvisionnement en pétrole de l'économie mondiale, ... Lire la suite

  • Wall Street en ordre dispersé mercredi
    information fournie par Reuters 11.03.2026 23:50 

    par Stephen Culp La Bourse de New York a fini ‌en ordre dispersé mercredi, seul le Nasdaq enregistrant une légère hausse, alors que les investisseurs s'inquiétaient de l'intensification des hostilités au Moyen-Orient ​et des répercussions de la guerre, faisant ... Lire la suite

  • Un combattant du groupe armé M23 monte la garde le 11 mars 2026, à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), devant une maison où une employée de l'ONU a été tuée dans la nuit par une frappe de drone ( AFP / Jospin Mwisha )
    information fournie par AFP 11.03.2026 23:38 

    Une employée humanitaire française de l'Unicef a été tuée par une frappe de drone non revendiquée à Goma, grande ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), aux mains du groupe antigouvernemental M23 depuis janvier 2025. "Nous sommes, à l'Unicef, ... Lire la suite

  • Image satellite, prise le 4 mars 2026 par Planet Labs PBC, montrant une école de Minab, en Iran, après un bombardement présumé le 28 février au premier jour de la guerre au Moyen-Orient ( 2026 Planet Labs PBC / - )
    information fournie par AFP 11.03.2026 23:14 

    L'Iran a accusé les Etats-Unis et Israël d'avoir bombardé une école. Donald Trump a d'abord essayé de rejeter la responsabilité sur Téhéran avant de faire en partie machine arrière, Israël niant tout lien avec la frappe. Selon les autorités iraniennes, l'explosion ... Lire la suite

Pages les plus populaires