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    Question ouverte posée par bertome3

    Peut on comparer la dette des USA et de L'Europe ?

    Les deux dettes sont elles comparable ?
    -en volume
    -en nature ( creanciers, dette active ou passive, .. )
    Et quelles conséquences prévoir ( inflation, Occident en voie de sous développement, en partie ou totalement; démantèlement des services publics ) si il y a échecs des politiques , prix des actions

    le vendredi 7 mai 2011 à 09:13
    0
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    2 membres ont répondu à cette question.
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    Réponse de ann

    La dette des USA est un peu supérieure à la nôtre (92% du Pib contre 83% pour nous) mais ce qui caractérise les problèmes de dette aux USA, c'est que la dette et le déficit public s'accompagnent de déficits commerciaux énormes (50 à 60 milliards de $ mensuel).

    Une économie, quel qu'elle soit, ne peut vivre à crédit éternellement : il faut rembourser à un moment ou à un autre. L'absence de compétitivité des USA conduit à des finances publiques en perpétuel déficit et à des ménages surendettés (se gavant de produits chinois, asiatiques achetés à crédit au détriment des industries américaines et européennes) qui ne peuvent plus remboursés (d'où la crise immobilière de 2008).

    La crise de 2008 n'est qu'un avant-goût d'une crise bien plus profonde qui se dessine aux Etats-Unis : la crise de l'emploi (conséquences des faillites massives de sociétés).

    C'est nouveau car les USA ont toujours connu par le passé des taux de chômage proche de 4 ou 5% (équivalent au plein emploi), même dans les périodes de ralentissement qui n'étaient bien souvent que temporaires (1 an ou 2). Là, il a carrément doublé en 2 ans pour s'établir à 9% (c'est dire l'extrême dureté de la récession). Pour contrecarrer la récession, la Réserve Fédérale américaine a même dû abaissé ses taux d'intérêt à pratiquement zéro (en tenant compte de l'inflation, ils sont même en terme réel négatifs) et n'envisage pas de les remonter dans l'avenir tant l'économie peine à redémarrer.

    Leurs plus gros déficits commerciaux s'établissent avec l'Asie (35 milliards par mois) et tant que la Chine maintiendra sa monnaie sous-évaluée, tout comme le Japon, Singapour, Malaisie, Thaïlande.......en achetant des titres de dette américaine libellées en dollar, la situation de transfert massif de richesses des USA vers l'Asie continuera. En fait, on est dans un état de guerre des mmonnaies où chacun essaie de maintenir sa monnaie sous-évaluée pour bénéficier d'avantages compétitifs à l'export.

    Pour apaiser les tensions inévitables entre la Chine et les USA, les chinois avancent sur la question monétaire à pas de fourmis. Les USA sont en fait pris en otage par les chinois : ils ne peuvent exercer de pressions trop fortes sur la Chine car c'est le pays qui achète le plus de dette américaine.

    Imaginez que la Chine décide de vendre les obligations du Trésor américain, ce serait tout simplement la fin des USA : les taux d'intérêt monteraient à des niveaux proches de ceux de la Grèce peut être et là, ce serait le big crash de l'économie américaine.

    C'est donc très difficile pour les américains de manoeuvrer avec les chinois......ils ne peuvent compter que sur le "good will" (bonne volonté) de la Chine.

    Pour revenir à l'Europe, la France s'en est plutôt bien sorti avec un chomage stable, voire en légère diminution. Par contre, la dette est toujours sur une pente fortement ascendante tout comme le déficit budgétaire. Tant que la France ne prendra pas de mesures structurelles fortes, notre pays continuera de dériver vers l'abime.

    Quelles sont ces mesures à prendre ?

    Elles sont évidemment très impopulaires (et presque impensables pour la majorité) car elles remettent en cause notre modèle de société en fait. Mais, on n'a pas le choix : soit on agit, soit on meurt !

    Il faut :

    - supprimer le smic et les congés payés pour donner plus de flexibilité à nos entreprises de fixer un salaire correspondant à leur structure de coût. Cela n'a aucun sens sur le plan économique de payer quelqu'un à ne rien faire......chacun devrait être payé s'il travaille mais s'il ne travaille pas, il ne devrait pas recevoir de salaire, ça me parait logique. En cas de maladie, maternité, chômage...........le salaire devrait correspondre au niveau du RSA. L'Etat ne peut plus se permettre de s'endetter à coups de milliards pour payer des indemnités....
    - réformer en profondeur le code du travail pour permettre le licenciement et l'embauche plus facile et sans coût de d'entrée/sortie pour l'employeur (indemnité, avantages sociaux....)
    - supprimer les charges patronales salariales sur les salaires : ce sont majoritairement les entreprises qui financent la Sécu, les retraites, les congés maladie, maternité.......alors que ce devrait être l'ensemble des français toutes catégories confondues qui devraient participer. Les entreprises françaises suportent des coûts que les sociétés étrangères n'ont pas : il est normal qu'elles ne soient plus compétitives car elles ne peuvent plus argumenter sur le prix qui est de toute façon beaucoup plus cher. Elles doivent mettre en avant leur compétitivité hors prix (qualité, délai, disponibilité....) mais ces éléments sont en train d'être maitrisés par nos concurrents étrangers. La seule vois, c'est l'innovation doù le plan en direction des universités et de la recherche publique pour mieux associer et développer de nouveaux produits qui feront la différence à l'international.
    - dégraisser du personnel dans la fonction publique et réformer les avantages sociaux des fonctionnaires. Il y a plus de 500 000 enseignants titulaires remplaçant à l'éducation nationale (conséquence des recrutements massifs des années 90) qui n'ont pas d'élèves ou d'étudiants à qui donner des cours et qui restent chez eux en étant payé par l'Etat (2000 à 2500€ net en moyenne). Quand je vois que l'on recrute encore cette année des milliers d'enseignants, je me demande ce qu'ils vont bien pouvoir faire........Sarkozy n'a pas été assez loin dans la diminution des effectifs de la fonction publique (35000 supressions de postes par an , c'est une goutte d'eau par rapport aux surefectifs qui se chiffrent à plus d'un million).

    C'est une tâche ardue et si Sarkozy s'en va l'année prochaine, je ne pense pas qu'un autre président aura la volonté de mener ce genre de réforme dure nécessaire au pays, on retombera certainement dans le "consensus mou" des années Chirac, Mitterrand et Giscard en voulant maintenir, contre vent et marée, un système social totalement désuet en s'endettant à coup de dizaines de milliards d'euros.....

    le vendredi 9 mai 2011 à 13:23
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    Réponse de sherrero

    il va en résulté que l'euro sera de meme valeur que le franc cfa et un trou bean ou les classe moyenne seront les pauvres et ceux qui sont en dessous seront devenus des clochards bienvenu aux states europeennes ... a mediter...

    le vendredi 9 mai 2011 à 17:44
    -1

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