Non, sauf dans certains cas
Thème de cet article : L'Etat doit-il interdire les plans sociaux dans les grandes entreprises?
...tout dépend de la raison du plan social en question.
On pourrait limiter ou interdire les plans sociaux dans certains cas (par exemple):
- entreprise réalisant des bénéfices / en situation financière "saine"
- entreprise versant un dividende à ses actionnaires
- entreprise qui a (ou a prévu) de délocaliser une partie de sa production
Dans les autres cas (faillite, dépôt de bilan, difficultés financières, crise sur le secteur d'activité...etc) un plan social est malheureusement difficile à éviter.
L'actualité récente sur France Telecom montre que les actionnaires (dont l'Etat!) préfèrent encaisser un dividende conséquent plutôt que d'essayer de préserver l'emploi.
Ce sont des visions très différentes qui s'affrontent.
Un actionnaire (au sens traditionnel du terme, on ne parle pas de day-trading ou investissement court-terme) est prêt à mettre en péril sa "poule aux oeufs d'or" pour préserver sa rente (le dividende).
Pourquoi? Parce que même si l'entreprise dont il est actionnaire coule, il aura largement le temps de revendre ses titres et investir ailleurs.
Peu lui importe la santé financière de l'entreprise, l'activité ou encore l'emploi, seul le dividende compte...
Dans cette affaire on aurait aimé un peu d'exemplarité de la part de l’État actionnaire, mais en période de crise toutes recettes sont les bienvenues.
Et quoiqu'il en soit FT est condamnée à terme (entreprise archaïque, offres non compétitives...Etc), donc pourquoi se priver, n'est-ce pas?
- pylenoir il y a 11 mois
Prenons une "grande" entreprise mono-produit sur un marché très concurrentiel. Elle détient six sites de production en Europe. Elle est en surcapacité de production et ses marges sont faibles. Chacun de ces sites a bénéficié des mêmes investissements de modernisation, l'outil de production est identique.
Un de ces sites a des coûts de fabrication 20% plus élevés que le plus coûteux des autres.
La demande chute de 25%!
Vous êtes responsable de la survie de l'entreprise, que proposez-vous ?
- pylenoir il y a 11 mois
Prenons une "grande" entreprise avec des filiales ou des filières qui fait du bénéfice.
Maintenant une(ou plusieurs) de ses filiales est déficitaire, quel qu’en soient les raisons : demande nulle, perte d'exploitation(prix de revient trop élevé) etc ...
Pas d'opportunité de reconversion du personnel dans les autres filiales ou possibilité mais avec déménagement national (ex Nice vers Lille/Dunkerque...) ou international,
Quelles solutions réalistes proposez-vous ? - pylenoir il y a 11 mois
Pourquoi "dans les grandes entreprises" ? et dans les autres ?
Où place-t-on la limite des "grandes" entreprises ? - letolier il y a 11 mois
je suis mort de rire en lisant cet article! Une ignorance si crasse de la vie des entreprise fait peur.
Un seul exemple : "Dans les autres cas (faillite, dépôt de bilan, difficultés financières, crise sur le secteur d'activité...etc) un plan social est malheureusement difficile à éviter." ! - levon il y a 11 mois
Oui, il faut être pragmatique et éviter les abus...mais si on part du principe qu'une entreprise ne licencie pas pour se faire plaisir, et que quand elle voit sont avenir s'assombrir...elle veut restructurer meme si elle fait encore quelques bénéfices, on attend que la situation soit perdue pour licencier tout le monde plutot que de 'sauver' 80% des emplois en restructurant...désolé mais ne suis pas convaincu par ces arguments....
- jumpyx il y a 12 mois
C'est vrai qu'il n'est pas facile d'être propriétaire, c'est bien la question de la propriété qui se pose. Pour éviter les conflits dans les entreprises les salariés devraient être partie prenante en possédant une part de l'entreprise et en participant à sa gestion. Les décisions seraient prises en assemblée générale avec des actionnaires cupides et rentiers en minorité.
- M9459315 il y a 12 mois
Autrement dit, vous préconisez d'interdire aux patrons de gérer efficacement leur entreprise, quitte à la voir dévorée par ses concurrents. Par ailleurs, si vous aviez été vous-même actionnaire, vous sauriez que le dividende est la juste rémunération du risque pris sur ses propres deniers et ça n'a rien d'une rente. Et si la boîte coule, ce que vous revendez, ce sont des clopinettes et la perte en capital elle est bien pour votre pomme. Quel manque de culture économique !!

