Volvo Cars va ouvrir sa première usine aux Etats-Unis

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VOLVO VA OUVRIR SA PREMIÈRE USINE AUX ÉTATS-UNIS
VOLVO VA OUVRIR SA PREMIÈRE USINE AUX ÉTATS-UNIS

PARIS (Reuters) - Volvo Cars va investir 500 millions de dollars (460 millions d'euros) dans une usine d'assemblage aux Etats-Unis, une première pour le constructeur automobile suédois soucieux d'y relancer ses ventes.

Volvo est en discussions avancées avec plusieurs Etats américains et précisera dans les prochaines semaines la localisation du site, a déclaré à Reuters son directeur général, Hakan Samuelsson, avant l'ouverture cette semaine du Salon automobile de New York. La production démarrera en 2018.

Depuis que Ford l'a vendue au chinois Zhejiang Geely en 2010, la marque suédoise a intensifié ses investissements dans de nouveaux modèles et accru sa production avec deux nouvelles usines en Chine venues s'ajouter à ses deux usines européennes.

L'implantation en Amérique du Nord est "la dernière pièce pour établir notre présence mondiale", a souligné Hakan Samuelsson. Le site assemblera des voitures aussi bien pour l'export que pour les Etats-Unis, où Volvo a pour objectif d'écouler 100.000 véhicules par an.

Les livraisons mondiales de Volvo ont augmenté de 9% l'an dernier à 466.000 véhicules, soutenues pour l'essentiel par la Chine alors qu'elles ont reculé de 8% aux Etats-Unis, à 56.000 véhicules.

Le choix des Etats-Unis au détriment du Mexique, pays où des concurrents du suédois comme l'allemand BMW ont annoncé plusieurs projets d'investissements, souligne la détermination de Volvo de "reconstruire sa marque" auprès des consommateurs américains, a expliqué son directeur général.

"Nous voulons donner le signal clair que les Etats-Unis sont un marché fondamental pour nous".

La capacité de production de la nouvelle usine sera proche de celle du plus important site de Volvo en Chine, soit 120.000 véhicules par an, mais les modèles qui sortiront de ses chaînes d'assemblage sont pour l'instant tenus secrets.

En attendant, le groupe compte sur les importations de son nouveau SUV XC90 pour enrayer la chute des ventes aux Etats-Unis cette année. En 2004, à son apogée, Volvo écoulait près de 140.000 véhicules sur le marché américain, avant d'être balayé progressivement sur le segment du haut de gamme par BMW, Audi (groupe Volkswagen) et Mercedes-Benz (Daimler).

Lexus, la marque premium du japonais Toyota, a également gagné du terrain aux Etats-Unis et les constructeurs locaux Ford et General Motors cherchent à relancer leur propre marque de luxe, Lincoln pour l'un et Cadillac pour l'autre.

"Les Etats-Unis sont un marché difficile, mais à mon sens pas plus que l'Europe ou la Chine", a déclaré Hakan Samuelsson. "Nous visons une part de marché de 1% avec une identité claire que nous savons en phase avec les attentes d'une clientèle ciblée."

(Laurence Frost, édité par Claude Chendjou et Véronique Tison)

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