Volailles : comment Doux se remplume

le
0
Après une décennie de graves difficultés financières et sociales, le volailler français est repassé dans le vert.
Après une décennie de graves difficultés financières et sociales, le volailler français est repassé dans le vert.

Il est un peu plus de 16 heures, ce 1er juin, lorsqu?Arnaud Marion, le PDG du volailler Doux, reçoit un SMS de Stéphane Le Foll. Le ministre de l?Agriculture et de l?Agroalimentaire a été ravi de sa visite le matin même au siège du volailler à Châteaulin, dans le Finistère. Le message est agrémenté d?un smiley, une figurine tout sourire... Dommage que les émoticons n?émettent pas de son, on aurait pu entendre retentir un "cocorico".

Entre des mains françaises

Stéphane Le Foll a de quoi se réjouir : le volailler, en prise à de graves difficultés financières et sociales depuis une décennie, a repris du poil de la bête. Le groupe (2 200 salariés) envisage de réaliser 25 millions d'euros de résultat opérationnel en 2015 et 530 millions de chiffre d?affaires. Et puis, tout le monde le dit, les relations entre partenaires sociaux se sont apaisées. Dans une Bretagne où le souvenir du mouvement des Bonnets rouges est encore vif, cela compte double.

"Cocorico" aussi, car le volailler change d?actionnaire principal. D?un Français à l?autre? L?homme d?affaires Didier Calmels, spécialiste du retournement d?entreprises, qui détient à travers son holding Développement et Partenariat 52,2 % du capital de Doux, après avoir mis 18-19 millions d?euros sur la table fin 2012 et racheté une partie de la dette du groupe, est entré en négociation exclusive avec la coopérative Terrena (4,7 milliards...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant