USA/Fed-Principaux extraits de la conférence de presse de Yellen

le , mis à jour à 21:59
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 (Actualisé avec nouveaux extraits) 
    WASHINGTON, 21 septembre (Reuters) - Principaux extraits de 
la conférence de presse donnée mercredi par Janet Yellen, la 
présidente de la Réserve fédérale américaine, après la décision 
de la banque centrale de laisser inchangés ses taux directeurs 
tout en indiquant qu'elle pourrait resserrer sa politique 
monétaire d'ici la fin de cette année si le marché du travail 
continue de s'améliorer.   
     
    SUR LA CRÉDIBILITÉ DE LA FED ET LA RÉVISION DES PRÉVISIONS 
    "Nous sommes tous d'accord (sur le fait) que nous sommes en 
dessous de notre objectif d'inflation et que nous voulons nous 
assurer que nous restons sur une trajectoire qui augmente 
(l'inflation) à 2%, et nous sommes confrontés à une série de 
problèmes difficiles sur ce qui constitue la nouvelle norme de 
cette économie et de l'économie mondiale plus généralement, ce 
qui explique que nous continuons d'abaisser la trajectoire des 
taux." 
     
    SUR L'APPROCHE PRUDENTE DE LA FED 
    "Cette approche prudente dans la réduction du soutien 
apporté par la politique monétaire est d'autant plus appropriée 
que les taux d'intérêt à court terme sont encore proches de 
zéro, ce qui veut dire que nous pouvons répondre avec plus 
d'efficacité à des pressions inflationnistes qui seraient 
étonnamment fortes à l'avenir en relevant les taux plutôt qu'à 
un affaiblissement du marché de l'emploi et à une baisse de 
l'inflation en baissant les taux." 
     
    SUR LES PERSPECTIVES DES TAUX DIRECTEURS  
    "Nous avons considéré que les arguments en faveur d'une 
hausse s'étaient renforcés mais nous avons décidé d'attendre 
pour l'instant de nouvelles preuves d'une poursuite des progrès 
vers nos objectifs." 
     
    SUR LE MAINTIEN DES TAUX 
    "Notre décision ne traduit pas un manque de confiance dans 
l'économie. La situation du marché du travail se renforce et 
nous anticipons que cela va se poursuivre. Bien que l'inflation 
demeure faible, nous nous attendons à ce qu'elle augmente vers 
l'objectif de 2% avec le temps.  
    "Mais avec une réduction des excès de capacités sur le 
marché du travail à un rythme moins rapide qu'au cours des 
dernières années, il reste une marge pour une relative nouvelle 
amélioration du marché du travail et l'inflation continue 
d'évoluer en dessous de notre objectif de 2%, (aussi) nous avons 
choisi d'attendre de nouvelles preuves de progrès continus vers 
nos objectifs." 
     
    SUR L'ABSENCE D'INTERFÉRENCES POLITIQUES 
    "Je peux dire de manière catégorique que la politique 
partisane ne joue aucun rôle dans nos décisions concernant la 
trajectoire appropriée de la politique monétaire. Nous essayons 
de décider quelle est la meilleure politique pour favoriser la 
stabilité et l'emploi maximum et pour gérer la diversité des 
risques dont nous pensons qu'ils affectent les perspectives 
(économiques). Nous ne parlons pas de politique au cours de nos 
réunions et nous ne prenons pas en compte la politique dans nos 
décisions." 
     
    SUR LES MENACES MODÉRÉES SUR LA STABILITÉ FINANCIÈRE  
    "Les menaces sur la stabilité financière, je les 
qualifierais à ce stade de modérées. D'un point de vue général, 
je ne dirais pas que la valorisation des actifs est 
disproportionnée par rapport aux normes historiques."  
     
    SUR LE RALENTISSEMENT DE L'INVESTISSEMENT  
    "Les dépenses d'investissement sont vraiment assez faibles 
depuis un moment et nous ne savons pas de manière certaine 
quelle en est exactement la cause. Cela provient en partie de la 
forte contraction de l'activité de forage liée à la baisse des 
prix du pétrole, mais la faiblesse de l'investissement s'étend 
au-delà de ce secteur et je n'ai pas de certitude sur ce qui 
explique cela exactement (...) Je n'ai pas de preuves qui 
laissent penser que c'est l'incertitude politique." 
     
    SUR L'IMMOBILIER COMMERCIAL  
    "Je dirais que dans le domaine de l'immobilier commercial, 
si les valorisations sont élevées, nous constatons un certain 
durcissement des conditions de prêts et une moindre croissance 
de l'endettement lié à la hausse des prix de l'immobilier 
commercial. Mais d'un point de vue général, nous ne voyons pas 
de signes d'une augmentation du levier et de la transformation 
des échéances de la même manière que nous l'avions constaté dans 
la période précédant la crise, et nous surveillons cela de 
près." 
 
 (Bureau de Washington, Marc Joanny pour le service français, 
édité par Marc Angrand) 
 
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