United Tech abaisse ses prévisions de bénéfice annuel

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par Lewis Krauskopf

(Reuters) - United Technologies, qui a conclu lundi la vente de ses hélicoptères Sikorsky à Lockheed Martin, a annoncé mardi avoir revu à la baisse ses prévisions de bénéfice annuel, le groupe industriel américain citant notamment des difficultés dans ses divisions systèmes aéronautiques et ascenseurs.

Dans les échanges d'avant-Bourse à Wall Street, l'action United Tech rétrograde de 4,1%. C'est la troisième fois que le groupe abaisse ses projections 2015.

Hors Sikorsky, United Tech anticipe désormais un bénéfice par action des activités poursuivies compris entre 6,15 et 6,30 dollars contre une précédente fourchette de 6,35-6,55 dollars.

Le groupe note que le marché de l'après-vente pour sa division UTC Aerospace Systems sera "significativement en-deçà" de ses attentes. United Tech mentionne également des difficultés pour ses ascenseurs Otis en Europe et en Chine.

"C'est une grosse révision et personne ne peut s'en satisfaire", a déclaré à Reuters le directeur général du groupe, Greg Hayes. "Mais j'ai pensé qu'il fallait tout simplement faire preuve de réalisme à l'entame du deuxième semestre."

Sur la période avril-juin, le bénéfice net du groupe est revenu à 1,54 milliard de dollars (1,42 milliard d'euros), soit 1,73 dollar par action, contre 1,68 milliard (1,84 dollar/action) il y a un an.

Les analystes financiers avaient anticipé 1,71 dollar, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Le chiffre d'affaires a reculé de 5% au deuxième trimestre, à 16,33 milliards, sous le coup de l'impact de la vigueur du dollar sur les ventes à l'international. Le consensus était de 16,52 milliards.

Face à un panier de devises internationales, le billet vert a progressé de plus de 21% au cours des 12 derniers mois.

Sur une base organique, les ventes ont augmenté de 3%.

Lundi, Lockheed Martin a annoncé racheter à United Technologies sa filiale hélicoptères Sikorsky pour neuf milliards de dollars, somme ramenée à 7,1 milliards de dollars si on prend en compte les avantages fiscaux liés à la transaction.

Selon Greg Hayes, cette vente porte à 15 milliards de dollars le montant des cessions d'actifs réalisées par le groupe ces cinq dernières années et le moment est venu de renouer avec la croissance externe.

"Avec ce désinvestissement, nous en avons fini de notre cure d'amaigrissement", a-t-il dit dans l'entretien qu'il a accordé à Reuters. "Sur les six à 12 prochains mois, nous allons remettre l'accent sur les fusions et acquisitions. Nous regardons tous les dossiers valant de 500 millions à cinq milliards, et des cibles il y en a".

(Benoît Van Overstraeten et Véronique Tison pour le service français)

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