Unilever - Croissance du C.A. inférieure au consensus au T4

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* Pas d'amélioration significative attendue en 2015 * Les émergents ralentissent, croissance atone pays développés * Baisse de l'action (Actualisé détails, cours de Bourse, commentaires) par Martinne Geller LONDRES, 20 janvier (Reuters) - Unilever ULVR.L UNc.AS a dit mardi s'attendre à une nouvelle année morose après avoir fait état mardi d'une croissance du chiffre d'affaires inférieure aux attentes au quatrième trimestre, en raison du ralentissement économique dans les marchés émergents et d'un fléchissement de la demande dans les pays développés en 2014. La croissance du C.A. trimestriel, hors effet de changes, cessions et acquisitions, du fabricant des savons Dove et du thé Lipton a été de 2,1%, alors que les analystes anticipaient 2,6%. Sur l'ensemble de l'année, la croissance du C.A. est de 2,9%, en deçà du consensus qui donnait 3,1%. Le groupe de produits de grande consommation avait subi au troisième trimestre une croissance du C.A. la plus faible en cinq ans, en raison des déconvenues des marchés émergents. Ses activités en Chine ont particulièrement souffert, avec des ventes trimestrielles en repli de 20% en raison d'un mouvement de réduction des stocks chez les détaillants. La croissance est restée faible dans les marchés émergents où l'environnement économique pèse sur la demande du consommateur. Les marchés développés ont stagné, avec une modeste accélération en Amérique du Nord en partie compensée par un marché en recul en Europe. PAS D'AMELIORATION EN 2015 "Nous ne comptons pas sur une amélioration sensible des conditions du marché en 2015", a dit le directeur général Paul Polman. "Dans ce contexte, nous pensons que la performance annuelle sera du même ordre qu'en 2014, avec un premier trimestre en retrait puis une amélioration de la croissance en cours d'année". Le résultat opérationnel annuel a toutefois dépassé le consensus, ressortant à 7,02 milliards d'euros contre 6,9 milliards attendus, grâce à des mesures de réduction des coûts. Des prix pétroliers bas offrent aux entreprises comme Unilever une marge supplémentaire mais le directeur financier du groupe anglo-néerlandais Jean-Marc Huet a dit que cette marge dépendait de la durée de la baisse des cours du brut, des taux de change et de la nécessité de réduire les prix face à la concurrence. "C'est la grande interrogation de 2015", a-t-il ajouté. Le fabricant de la crème glacée Ben & Jerry réalise plus de la moitié de son C.A. dans les pays émergents et a donc subi l'impact d'événements tels que le ralentissement de la croissance en Chine, la récession au Brésil et les sanctions occidentales contre la Russie. Le groupe a l'an passé supprimé 1.400 emplois, réduit fortement sa gamme de produits et revendu les filiales non performantes. C'est ainsi qu'il s'est séparé de sa marque Slim-Fast, de ses sauces Ragu et Bertolli, du beurre de cacahouète Skyppy et des assaisonnements Wishbone. Unilever a enfin annoncé le mois dernier un projet de scission de ses margarines en Amérique du Nord et en Europe. ID:nL6N0TO1NC A la Bourse de Londres, l'action Unilever perdait 1,06% à 2.700 pence vers 11h30 GMT, tandis que l'indice FTSE avançait de 0,68% au même moment. (Avec Kate Holton, Claude Chendjou et Wilfrid Exbrayat pour le service français)


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