Sans domicile fisc, ou comment les multinationales échappent à l'impôt

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L'évasion fiscale est devenue le sport préféré des entreprises et des associations.
L'évasion fiscale est devenue le sport préféré des entreprises et des associations.

Imaginez du papier toilette, en provenance de Chine, facturé 4 121 dollars le kilo. Des stylos billes qui quittent Trinité-et-Tobago à 8 500 dollars pièce. Ou encore des sceaux en plastique tchèques transitant par la filiale d'une multinationale installée dans un paradis fiscal, pour être ensuite facturés à une autre filiale, aux États-Unis, 1 000 dollars pièce ! Il s'agit d'opérations tout à fait légales, qui consistent à localiser les charges dans les pays à forte fiscalité et les profits dans les pays à maigre taxation. Sur notre planète, il n'y a que l'embarras du choix en ce qui concerne les paradis fiscaux. 50 ? 60 ? Ils ne taxent les sociétés qu'à 1 %, 2 %, et même à 0,00146 %. Ce ne sont pas seulement quelques gros malins qui passent par ce commerce intergroupe, et jouent de ces jeux fiscaux invisibles, mais bien la majorité des multinationales, racontent Alain Bocquet, député-maire de Saint-Amand-les-Eaux, et son frère Éric Bocquet, sénateur et maire de Marquillies, dans Sans domicile fisc, qui paraît au moment du procès Cahuzac *.

Face à de telles combines, l'ancien ministre socialiste du Budget passerait presque pour un enfant de ch?ur, lui qui a ouvert un compte à son nom à l'UBS, la plus visible des banques suisses. Mais gardons-nous d'en sourire. En contournant l'impôt, les multinationales laissent aux seules classes moyennes, aux braves contribuables, le soin de payer pour la Poste, les pompiers, les...

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