RSE : les entreprises du Cac 40 s'y mettent

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Les sociétés du Cac 40 se fixent un nombre croissant d'objectifs liés à la RSE : près de 400 en 2013
Les sociétés du Cac 40 se fixent un nombre croissant d'objectifs liés à la RSE : près de 400 en 2013

Année après année, la responsabilité sociale des entreprises (RSE) gagne du terrain dans toutes les dimensions de l'entreprise selon le 7ème baromètre annuel CAPITALCOM sur la RSE : depuis 2006, le fonctionnement de la gouvernance, le pilotage de la stratégie et la rémunération des dirigeants et des managers des sociétés du CAC 40 ont évolué en profondeur.

Encouragé par les codes de gouvernement, les associations professionnelles et la diffusion de bonnes pratiques, les administrateurs des sociétés du CAC 40 jouent un rôle moteur. La part des Conseils d'Administration comptant un comité spécialisé dans la RSE progresse régulièrement : leur nombre a été multiplié par 4 depuis 2006 - passant de 5 à 19.  Par ailleurs, 5 sociétés ont fait le choix d'associer la RSE avec la stratégie dans le fonctionnement des comités spécialisés à l'exemple de Legrand et Saint-Gobain qui disposent - respectivement - d'un « Comité de la stratégie et de la responsabilité sociétale » et d'un « Comité stratégique et développement durable » depuis 2013. Enfin, 70% des Conseils d'Administration du CAC 40 examinent également les enjeux liés à la RSE en séance plénière.

Afin de piloter leur performance RSE, les sociétés du CAC 40 se fixent un nombre croissant d'objectifs chiffrés liés à la RSE : près de 400 en 2013 avec plus de 80 nouveaux objectifs en un an ! Si la protection de l'environnement représente la majeure partie des objectifs en matière de RSE (41%), les objectifs liés à la création de valeur - tels que la politique « achats » ou la conception de produits et de services responsables - constitue la composante la plus dynamique (23% en 2013 vs 9% en 2012). Pour une vingtaine d'entre elles, le « business responsable » a dépassé le stade expérimental et constitue un axe de développement à part entière - comme Lafarge qui vise un chiffre d'affaires de 3 Mds¤ par an en 2020 pour ses nouveaux produits et services « durables ». C'est la raison pour laquelle une société sur 4 se fixe des objectifs extra-financiers sur un horizon de temps identique à ses objectifs financiers à moyen et long terme. C'est le cas de Michelin dans le cadre de ses « Ambitions 2020 » ou Schneider Electric avec le programme d'entreprise 2012-2014 « Connect ».

La performance des objectifs liés à la RSE est de mieux en mieux prise en compte dans le calcul de la part variable de la rémunération des dirigeants des sociétés du CAC 40. Pour la 1ère année d'application du « Say on pay », 23 sociétés y ont recours contre 4 en 2006 ! La santé / sécurité au travail, l'éthique et l'avancement de la démarche RSE au global - comme l'indice composite « FReD » qui suit l'avancement de 19 objectifs économiques, sociaux et environnementaux chez Crédit Agricole - figurent parmi les critères les plus courants. En revanche, le mode de calcul est imprécis : seules 10 sociétés indiquent la fraction de la part variable de la rémunération qui est assise sur les objectifs liés à la RSE - qui varie entre 10% et 50%.

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