Réunion de la BCE le 5 juin : quelles conséquences pour les marchés ?

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Lors de sa conférence de presse à Bruxelles le 4 mai dernier, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, s'est dit « préoccupé » par plusieurs points, en particulier l'inflation, sans remettre en cause « l'ancrage » des anticipations inflationnistes à long terme qui doivent ramener le taux d'inflation vers l'objectif de la BCE légèrement en dessous de 2 %. Il s'est calé sur la hausse de 0,5 % en mars à 0,7 % en avril du taux annuel d'inflation. Mais Mario Draghi impute ce taux trop bas d'inflation à la baisse des prix alimentaires et de l'énergie jusqu'au troisième trimestre 2013, puis à la vigueur de l'euro ensuite. Il attend une remontée des prix des matières premières, en particulier du gaz. Mais, globalement, il sait que les causes de cette inflation basse sont structurelles : faiblesse de l'économie (+0,2 % en séquentiel au quatrième trimestre 2013), taux de chômage à 11,8 % en zone euro, importance des capacités de production inemployées, atonie du crédit malgré une remontée de la demande? Concernant le change, il a répété que ce n'était pas du ressort de la BCE (objectifs ou statuts). Mario Draghi a martelé qu'il n'avait aucun objectif de change. Mais, évoquant les questions géopolitiques, en particulier l'Ukraine, il a considéré qu'environ 160 milliards d'euros en provenance de Russie depuis le début de la crise avaient gonflé la masse monétaire M3 et provoqué

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