« Rapport Badinter : le syndrome de Stockholm a frappé nos gouvernants ! »

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Les nouveaux ''principes'' présentés lundi 25 janvier par Robert Badinter pour réformer le Code du travail en entreprise font débat.
Les nouveaux ''principes'' présentés lundi 25 janvier par Robert Badinter pour réformer le Code du travail en entreprise font débat.

La refonte et la simplification du Code du travail est prévue en France d’ici 2017. Robert Badinter doit remettre ce lundi son rapport à Manuel Valls pour définir de nouveaux « principes » qui pourraient être au cœur du nouveau Code (lire article détaillé). Pour Christian Person, président du Club des Entrepreneurs de Croissance, ces nouveaux principes sont contestables. Tribune engagée.

Les entrepreneurs, comme les salariés, sont otages d'un Code du travail daté et inadapté au monde économique d'aujourd'hui.

Entrepreneurs, comme salariés, les Français qui ont partagé depuis longtemps la vie de ce Code du travail agissant comme un geôlier, ont développé une empathie, voire une sympathie, avec lui.

C'est regrettable. Ainsi, au lieu d'engager une profonde refonte du Code du travail qui nécessite tant un allégement qu'une modernisation, fait l'objet d'un nouveau rapport... qui alimentera les étagères des bibliothèques publiques...

Ce dont les Français ont besoin c'est que le souffle nouveau de l'entrepreneuriat dynamise le Code du travail.

Quand nous entendons que "Tout salarié a droit à une rémunération lui assurant des conditions de vie digne", nous entrepreneurs, ne pouvons qu'être exaspérés alors que nous avons dû combattre avec acharnement la suppression de l'exonération des heures supplémentaires. Nous ne pouvons qu'être désespérés quand nous devons nous battre pour ouvrir le dimanche alors que nos salariés sont consentants et rémunérés davantage.

Nous ne sommes pas favorables à la dérégulation. Nous, entrepreneurs de croissance, sommes favorables à une modernisation. Que le rapport Badinter vienne consolider des désuétudes en affirmant notamment que "la durée normale du travail est fixée par la loi" est un vrai scandale. La durée normale du travail devrait tout simplement être fixée par entreprises ou par branches mais certainement pas par des loi déconnectées des réalités du terrain économique.

Le rapport Badinter fera tout sauf améliorer le fonctionnement du marché du travail. C'est dommage. Au lieu de se demander si certaines dispositions du Code du travail sont utiles ou adaptées, cette mission n'est que l'alibi d'un gouvernement qui ne veut rien changer. Nous avons besoin de souplesse. La prochaine fois, nous devinerons dans les prémisses de la lettre de mission qu'il n'y a rien à attendre des commissions et des groupes de travail.

La France a besoin d'une refonte intégrale de son Code du travail qui constitue aujourd'hui une véritable entrave au marché du travail. Elle a besoin d'un souffle nouveau. Qu'attend le gouvernement pour abroger les 35 heures ? pour exonérer les TPE de charges sur les nouvelles embauches ? pour autoriser les ouvertures en soirée et le dimanche ? Qu'attend le gouvernement pour faciliter les embauches ? On se le demande...

En matière sociale, les gouvernements successifs ont touché le fond mais creusent encore…

Christian Person, entrepreneur, fondateur d'Umalis et Président du Club des Entrepreneurs de Croissance

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  • vazi il y a 11 mois

    il faut les laisser divaguer, ces gens qui semblent détenir le savoir. Concernant les libertés religieuses ,je pense qu'elles n'empiéteront plus sur le travail vu les ouvertures du dimanche Une réforme doit être réfléchi murement prendre du temps et réunir plusieurs acteurs concernés. Je pense que les échéances électorales polluent tout ça et malheureusement la gauche va le payer très chère pendant longtemps

  • M7403983 il y a 11 mois

    Ce Hollande n'est plus capable que de nous aligner cette vieille "baderne" de Badinter. Cela doit sans doute être un privilège de l'âge !!!

  • sibile il y a 11 mois

    il faut au contraire baisser la fiscalité sur le capital qui est beaucoup trop élevée en France

  • vazi il y a 11 mois

    connaissez vous la rhétorique du spam ???

  • oliv3223 il y a 11 mois

    Jpam. Je me mefie des grandes réformes à coup d'annonces qui ne s'attaquent pas aux vrais pbs. Le diable est dans les détails. Dans le cas des charges qui pèsent sur le travail, c'est bien la sécurité sociale, les retraites et à moindre mesure le chômage qui sont les responsables des couts. Les autres services publics n'ont rien à voir la dedans. Donc, ou on décide d'être moins malade, ou de vivre moins vieux ou alors on fait payer d'autres (le capital ?)

  • oliv3223 il y a 11 mois

    Bcp de confusion dans ce forum entre le code du travail et les charges. Les charges sur le travail jugées excessives par beaucoup viennent essentiellement du modèle social (en particulier les retraites, la santé). On peut choisir de financer cela par la TVA plutôt que par le travail. D'une façon générale, un abaissement de charges sur le travail créera des emplois si le gain n'est pas mis dans la poche des actionnaires mais investi dans le développement de l'entreprise et des marchés.

  • M802641 il y a 11 mois

    SuRaCtA plein dans le mille ! J'ajouterais le carcan éducatif et le carcan juridique (ou judiciaire) !

  • SuRaCtA il y a 11 mois

    jpam il y a le carcan adminsitratif, mais il y a aussi le carcan fiscal et le carcan législatif ! L'état est partout et se melle de tout, les choses n'iront mieux que si on agit sur les 3 point en diminuant la depense publique nottament sur la fonction publique territoriale plétorique...

  • SuRaCtA il y a 11 mois

    Bel06 à partir de 2000 salaire net un salarié coute approximativement le double soit 4000 à son employeur (cotisation/charge sociale et patronale incluse). Mais ce n'est pas vrai pour les bas salaire, il y a donc une rupture d'égalité entre les salariés, comme il y a une ruopture d'égalité entre les salariés à status du publique et les autres...

  • M802641 il y a 11 mois

    Il serait bon certes d'aligner public-privé sur les points : salaires, retraites, licenciements, mais l'essentiel à mon sens est de réduire le poids de la sphère publique et réorienter ces ressources au secteur productif. Sinon, comment créer de la croissance suffisante et sans cela on est condamné à disparaitre à petit feu..