PSA intéressé par un partenariat avec le malaisien Proton

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    * PSA répond à une proposition de partenariat 
    * Suzuki et Renault seraient également intéressés 
    * Le constructeur en difficulté possède la marque Lotus 
 
 (actualisé avec précisions, contexte) 
    par A. Ananthalakshmi et Liz Lee 
    KUALA LUMPUR/PARIS, 23 septembre (Reuters) - PSA  PEUP.PA  
et au moins deux autres constructeurs ont répondu à une 
proposition de partenariat du constructeur malaisien en 
difficulté Proton, dont l'actionnaire DRB-Hicom cherche à vendre 
une participation, ont déclaré à Reuters des sources proches du 
dossier. 
    "PSA confirme qu'il participe à un appel d'offres initié par 
Proton et son actionnaire (le conglomérat) DRB-Hicom", a dit un 
porte-parole du constructeur français, sans plus de précision 
sur les demandes de Proton ou sur la proposition apportée en 
réponse par PSA. 
    Une source proche du dossier a indiqué que le groupe 
malaisien avait envoyé des propositions pour un partenariat 
étranger à près de vingt constructeurs différents cette année.  
    Selon les sources, DRB-Hicom n'a pas écarté l'idée de vendre 
une participation majoritaire dans Proton et pourrait aussi 
envisager de céder la marque britannique de voitures de sport et 
de course Lotus, détenue par Proton. 
    Suzuki Motor  7269.T  et Renault  RENA.PA  ont aussi répondu 
à la demande de Proton, ont ajouté les sources. Les deux 
constructeurs se sont refusé à tout commentaire. 
    Proton et DRB-Hicom n'ont pas réagi dans l'immédiat. 
    Proton a reçu en avril une aide gouvernementale de 1,5 
milliard de ringgits (325 millions d'euros). Le gouvernement a 
cependant fait valoir que le modèle économique du constructeur 
n'était pas viable et qu'il lui fallait revoir sa stratégie en 
s'alliant avec un partenaire étranger. 
     
    DEUX USINES EN MALAISIE 
    Proton décline depuis ses jours de gloire dans les années 
1990 mais a l'avantage, pour un éventuel partenaire, d'offrir 
des capacités de production sous-employées. 
    Le constructeur, qui n'a vendu que 102.000 voitures l'an 
dernier, possède deux usines en Malaisie capables de produire au 
total jusqu'à 400.000 voitures par an. 
    Un constructeur étranger pourrait construire ses propres 
voitures dans les usines de Proton et les exporter ensuite sur 
les marchés à forte croissance d'Asie du Sud-Est, font valoir 
les sources, qui ont requis l'anonymat. 
    Fondé en 1983 dans le cadre de la politique 
d'industrialisation du Premier ministre de l'époque, Mahathir 
Mohammed, Proton a culminé en 1993 avec 74% du marché malaisien 
grâce en grande partie à des modèles étrangers vendus sous sa 
propre marque. 
    Des problèmes de qualité et de service après-vente ainsi que 
son incapacité à proposer des modèles originaux convaincants ont 
fait chuter sa part de marché à 15%. 
    Les efforts de Proton pour trouver un partenaire étranger 
lui avaient valu en 2007 des marques d'intérêt de Volkswagen 
 VOWG_p.DE  et de General Motors  GM.N . Les négociations 
avaient échoué, les autorités malaisiennes refusant de leur 
céder une participation de contrôle.  
     
 
 (avec Gilles Guillaume à Paris; Patrick Vignal pour le service 
français, édité par Wilfrid Exbrayat) 
 

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