Pourquoi la Suisse veut la peau de Sepp Blatter

le , mis à jour à 13:55
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Sepp Blatter avait succédé à João Havelange après la Coupe du monde 1998. Il a démissioné en mai 2015.
Sepp Blatter avait succédé à João Havelange après la Coupe du monde 1998. Il a démissioné en mai 2015.

Mercredi 3 juin, le Conseil des États, qui correspond au Sénat en Suisse, a accepté que la corruption dans le secteur privé soit poursuivie, mais à condition qu?il y ait une plainte pour qu?un procureur puisse entrer en action. Cette corruption pourra être punie de trois ans de prison. Même si le Conseil des États, très conservateur, a édulcoré le projet du gouvernement, il a malgré tout marqué le coup : dorénavant, il sera possible en Suisse de poursuivre les auteurs de malversations au sein de la Fifa.

Cette nouvelle loi anticorruption a d?ailleurs été baptisée mercredi à Berne (siège du Parlement) "Lex Fifa". C?était une spécificité du Code pénal helvétique : pour que la corruption privée soit poursuivie, il fallait que l?intérêt public soit menacé ! Or qui est habilité à décider de ce que l?on entend par intérêt public ? En quoi la Suisse est-elle pénalisée si la Fifa accorde la Coupe du monde de football à l?Afrique du Sud ou au Qatar contre des pots-de-vin ? "Nous avons montré qu?en Suisse, nous avons aussi les moyens et la volonté de lutter contre la corruption", lâche la socialiste Simonetta Sommaruga, présidente de la Confédération, et ministre de la Justice et de la Police.

Amalgame entre la Suisse et la Fifa

Cette ancienne directrice de la Fondation pour la protection des consommateurs ajoute : "Nous avons aussi vu que notre loi actuelle comporte...

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  • M3471517 le jeudi 4 juin 2015 à 14:35

    Tout le monde déBlatter !

  • monjohn le jeudi 4 juin 2015 à 14:18

    Berné à Berne quoi!