Pimco croit au potentiel du high yield

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(NEWSManagers.com) - Dans un contexte de taux historiquement bas et de forte volatilité des marchés actions, les obligations à haut rendement (ou " high yield " ) ont sans doute de beaux jours devant elles. Telle est du moins la position de Pimco qui croit fermement au potentiel du high yield. Le gestionnaire d'actifs américain est déjà un acteur significatif sur ce terrain. " Nous gérons 35 milliards de dollars d'actifs en high yield aux Etats-Unis et en Europe " , explique ainsi Andrew Jessop, " managing director " et responsable du high yield chez Pimco, lors d'un récent passage à Paris.

Pourtant, au cours des dernières années, le segment du high yield n'a pas nécessairement été à la fête, notamment aux Etats-Unis. " Le marché du high yield a été particulièrement volatile au cours des deux dernières années, en particulier à cause du secteur de l'énergie, qui représente environ 15% de ce marché aux Etats-Unis, et du secteur des matières premières, reconnaît le responsable. Aujourd'hui, nous observons cependant le retour d'un certain optimisme sur cette classe d'actifs " . Et pour cause. Avec le léger rebond du prix du pétrole, " le secteur de l'énergie est reparti à la hausse et nous observons un certain retournement favorable du high yield " , indique Andrew Jessop. Pour lui, même si " beaucoup de sociétés ont connu des difficultés, elles retrouvent aujourd'hui de la performance " . " Le marché du high yield s'est bien repris " , juge-t-il. Selon le gérant, le marché du high yield a en effet dégagé " 8% de performance depuis le début de l'année, liée en grande partie à la reprise des secteurs énergie et matières premières " .

Malgré un environnement plus favorable, le début d'année 2016 n'a pas été aussi simple qu'anticipé par Pimco, qui était particulièrement optimiste sur le haut rendement à la fin de l'année 2015. La faute à une forte volatilité sur le marché. " Mais nous essayons de tirer profit de cette volatilité en prenant des positions sur des émetteurs pour qui le risque de défaut était exagéré selon nous, indique Andrew Jessop. Ainsi, nous avons augmenté notre exposition en janvier et février et nous avons pu ensuite bénéficier du rebond des marchés du high yield et du crédit. "

Le gestionnaire d'actifs tente de pousser cette classe d'actifs auprès de tous les types d'investisseurs, même si ceux adoptent des positions bien différentes selon leur nature. De fait, " les institutionnels considèrent le high yield comme une classe d'actifs défensive, offrant une bonne protection face à la volatilité des actions, explique Andrew Jessop. Quant aux investisseurs ‘retail', ils sont de plus en plus attirés par le high yield et ils ont participé au rebond de la collecte nette en début d'année 2016. "

Actuellement, Pimco juge que les meilleures opportunités d'investissement sont à trouver sur le marché européen du high yield. " Nous regardons surtout le segment des entreprises notées B ou BB, qui représentent les meilleures opportunités d'investissement en Europe, indique Andrew Jessop. De fait, il faut sortir des grands noms pour trouver des opportunités comparables à celles que nous voyons aux Etats-Unis. " La société de gestion s'intéresse également tout particulièrement au marché des CoCos (obligations contingentes convertibles). " Les rendements sur les CoCos représentent une bonne opportunité, ne cache pas Andrew Jessop. Le rendement est supérieur à celui du marché du high yield européen, et ce malgré le fait que les CoCos ont un meilleur rating. Les CoCos peuvent constituer les meilleures opportunités sur le marché du high yield européen. "

Le récent référendum britannique sur l'Union européenne ne semble pas, à ce stade, remettre en cause la position de Pimco sur cette classe d'actifs. " Notre thèse d'investissement n'a pas changé, indique Andrew Jessop. En dépit d'une très courte période de volatilité suite au référendum au Royaume-Uni, le segment du high yield a bien tenu et offre à présent des rendements similaires à ceux que nous avions observés avant le vote sur le Brexit. "

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