Pétrole : « la correction pourrait encore se poursuivre à court terme » (Aurel BGC)

le , mis à jour à 17:41
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Le pétrole a décroché de 20% depuis le début du mois de juillet.
Le pétrole a décroché de 20% depuis le début du mois de juillet.

Depuis le début du mois de juillet, les prix du pétrole suivent une nette tendance baissière, avec une baisse de 20% en quatre semaines. La raison : une augmentation de l’offre d’or noir et des doutes sur la demande. Le déséquilibre pourrait s’accentuer, explique Aurel BGC.

Le pétrole rebondit légèrement ce mardi, mais les prix de l’or noir restent proches de leur plus bas niveau de l’année. À 47 dollars pour le WTI américain, et 52-53 dollars pour le Brent européen, rarement le principal hydrocarbure n’a été aussi bon marché au cours de ces dernières années.

Pétrole de schiste américain en pleine expansion

Et pour cause : les exploitations de pétrole de schiste continuent de se développer à grande vitesse aux Etats-Unis. L’offre de pétrole à l’échelle internationale augmente ainsi inlassablement.

« Le nombre de puits en activité aux Etats-Unis ont augmenté de 21 la semaine dernière, hausse la plus marquée en un an. Finalement, l'offre pourrait être révisée à la hausse et la demande à la baisse… la correction des cours du pétrole pourrait encore se poursuivre à court terme », estime Aurel BGC ce mardi dans une note de marché.

À ceci s’ajoutent les effets de la récente levée des sanctions économiques contre l’Iran, qui pourra désormais de nouveau exporter sa production d’or noir à l’international.

Doutes sur la croissance dans les principales régions du monde

Côté demande, les perspectives ont plutôt tendance à être révisées à la baisse. En cause : une croissance économique qui reste poussive en Europe (le FMI rappelait ce matin qu’en zone euro, « un effort collectif s’impose pour une croissance durable »), ce à quoi s’ajoute surtout un relatif tassement de la croissance aux Etats-Unis et en Chine.

La Chine garde une croissance de 7% environ, mais les récentes interrogations sur le ralentissement de l’industrie chinoise, sans parler du krach boursier national, laisse penser que le chiffre pourrait se révéler inférieur aux estimations. Celles-ci restent par ailleurs légèrement floues du fait de leur contrôle par les autorités nationales.

Les interrogations sur la Chine n’ont pas que des répercutions sur les prix du pétrole : l’impact se voit sur un large panel de matières premières, dont l’économie chinoise est très consommatrice. La tendance baissière de l’or est un exemple notable à ce sujet.

En somme, « les matières premières sont délaissées : l'indice Thomson Reuters CRB s'est replié de 1,2% sur la séance d'hier, au plus bas depuis 6 ans, avec les prix du pétrole qui ont perdu encore 2% », souligne ainsi Aurel BGC en évoquant des variations enregistrées au cours de la séance de lundi.

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

Lire aussi : Marchés : bien comprendre les enjeux économiques du krach chinois

Le pétrole suit une tendance baissière nette depuis le début du mois de juillet .
Le pétrole suit une tendance baissière nette depuis le début du mois de juillet (ici : prix du WTI américain).

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  • noterb1 le mardi 28 juil 2015 à 18:12

    ce qui peut paraitre étonnant ce sont les infos venant des USA . On parle de 70 dollars pour une exploitation rentable de pétrole de schiste or ici on assure que les exploitations se multiplient avec moins de 50 dollars ... alors que 'La Tribune " parle d'implosion du secteur !

  • M2889755 le mardi 28 juil 2015 à 17:56

    t'as parlé trop vite, mon grand, + 2% ce soir

  • NORDGHAZ le mardi 28 juil 2015 à 16:08

    les taxes prennent le relais pour augmenter et compenser la faiblesse de la consommation pour resumer les prix baissent tout tout doucement

  • bsr16 le mardi 28 juil 2015 à 15:53

    en tout cas le prix à la pompe à essence ne bouge pas....