Pékin ne forcera pas les équipementiers étrangers à créer des JV

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SHANGHAI, 2 septembre (Reuters) - La Chambre de commerce européenne en Chine a déclaré qu'elle ne pensait pas que Pékin obligerait les fabricants étrangers de pièces détachées pour l'automobile à former des sociétés communes avec des partenaires locaux, démentant ainsi des informations parues la semaine dernière dans la presse. Le journal allemand Stuttgarter Zeitung, qui citait le patron de l'équipementier allemand ElringKlinger ZILGn.DE , a rapporté que la Chine avait poussé trois constructeurs allemands à créer un partenariat avec des concurrents chinois. "La Chambre européenne est convaincue que ces rumeurs sont infondées et que le gouvernement chinois n'a pas l'intention d'exiger la formation de sociétés communes dans le secteur", a déclaré la Chambre de commerce de l'Union européenne en Chine dans un communiqué publié sur son site, daté du 29 août. L'association a ajouté que les rumeurs venaient peut-être d'une mauvaise interprétation des restrictions, qui datent de 2011, imposées sur le segment des véhicules électriques. Ces rumeurs circulent dans un contexte difficile pour l'industrie automobile européenne en Chine, où les autorités antitrust ont récemment multiplié les enquêtes. La Chambre a précisé avoir parlé avec les sociétés concernées, les autorités chinoises, l'association locale des constructeurs automobiles et de nombreuses sociétés du secteur. "La Chambre européenne a reçu l'assurance des autorités chinoises qu'une telle mesure serait contraire aux intentions du gouvernement de libéraliser davantage le secteur des pièces détachées", a-t-elle dit. Le mois dernier, la Chine a imposé des amendes à une douzaine d'équipementiers japonais pour un total de 201 millions de dollars (153 millions d'euros), sanctionnant ainsi une manipulation de prix présumée. Des marques européennes, dont Volkswagen VOWG_p.DE , Audi NSUG.DE , BMW BMWG.DE et Mercedes-Benz du groupe Daimler DAIGn.DE , ont abaissé les prix des pièces détachées pour apaiser les autorités chinoises qui les ont accusés de comportement anticoncurrentiel. (Samuel Shen et Adam Jourdan, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)


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