Neuflize OBC ajoute deux valeurs du CAC40 à ses choix d'investissements

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Neuflize OBC ajoute Crédit Agricole et Axa dans ses choix d'investissements, les valeurs financières pouvant bénéficier de la politique accommodante des banques centrales.
Neuflize OBC ajoute Crédit Agricole et Axa dans ses choix d'investissements, les valeurs financières pouvant bénéficier de la politique accommodante des banques centrales.

La Banque Neuflize OBC renforce ses positions sur les marchés actions en choisissant notamment deux valeurs du secteur financier, Crédit Agricole et Axa, qui pourraient bénéficier de la bonne volonté des banques centrales.

« Après les fortes turbulences des premières semaines de 2016, (…) le calme est revenu sur les marchés. Le contexte politique et économique reste cependant préoccupant et il convient de rester vigilant et de ne pas céder à un "lâche soulagement" », affirme la Banque Neuflize OBC dans une note de marché diffusée à la presse mercredi 30 mars.

Pour autant, l’optimisme domine grâce au maintien d’une ligne directrice très accommodante de la part des principales banques centrales.

« Malgré de bons indicateurs économiques Outre-Atlantique, une hausse rapide des taux d’intérêt semble exclue » de la part de la Fed. Sur le Vieux continent, « La Banque Centrale Européenne (BCE) accroît ses injections de liquidités et est désormais prête à acheter directement des obligations d’entreprises et à donner de l’argent aux banques pour faciliter les prêts à l’économie », résume Neuflize OBC en grossissant les traits des nouvelles mesures annoncées le 10 mars.

Par ailleurs, « L’économie chinoise va profiter d’un nouveau plan d’investissement », une bonne nouvelle alors que « Le secteur manufacturier chinois reste en proie à de très fortes surcapacités de production, en particulier dans l’industrie lourde ».

Craintes apaisées

Dans ce contexte, « Nous conservons notre préférence pour les actions, qui profitent d’un environnement économique stabilisé et constituent la seule classe d’actifs à permettre d’obtenir un rendement significatif », explique Neuflize OBC.

« Nous sommes redevenus plus favorables aux actions américaines. Ceci s’explique, d’une part en raison de l’éloignement des perspectives de récession manufacturière aux Etats-Unis et donc de ralentissement sensible de l’économie américaine, et d’autre part du fait de la stabilisation, voire du léger affaiblissement du dollar face à l’euro », précise l’établissement.

Neuflize OBC rappelle qu’une nouvelle réunion de la BCE aura lieu le 21 avril prochain, un événement à suivre avec attention pour les investisseurs. Aucune nouvelle annonce n’est attendue suite aux mesures décidées le 10 mars dernier, mais les commentaires de Mario Draghi sur la conjoncture économique et les premiers effets des mesures décidées en mars ne devraient pas manquer de faire réagir les marchés.

À noter, sur les marchés obligataires, que « Les obligations d’Etats les mieux notées restent très recherchées suite aux commentaires prudents de la Réserve Fédérale et aux actions annoncées de la Banque Centrale Européenne. Les taux à 10 ans allemands demeurent ainsi autour de 0,2% et leurs homologues français autour de 0,5% », proches de leurs plus bas historiques atteints en avril 2015.

Neuflize OBC revient sur les banques et assurances

Le soutien de la BCE et le discours accommodant de la Fed doivent théoriquement profiter au secteur financier, et Neuflize OBC en tient compte dans sa stratégie d’investissement.

« La faible valorisation des principaux acteurs [du secteur "banques et assurances"] et la prudence des autorités monétaires rendent le contexte plus favorable », affirme l’établissement. « Nous revenons ce mois-ci, au travers d’Axa et du Crédit Agricole, sur le secteur financier en Europe ».

Justifiant son choix pour Crédit Agricole, Neuflize OBC explique : « Le groupe a récemment communiqué son plan à horizon 2020 en mettant l’accent sur la transformation digitale ainsi que sur les synergies attendues suite à la simplification de l’organisation du groupe. Le bilan est solide, alimenté par des flux de trésorerie récurrents venus des caisses régionales. La simplification annoncée en février 2016 de la structure du groupe, sur le modèle de Natixis, renforce la lisibilité pour les investisseurs ».

Parmi les points faibles du groupe bancaire, « L’exposition reste toujours importante aux pays d’Europe du Sud, notamment à l’Italie, dont le système financier est sous pression » reconnaît Neuflize OBC.

Concernant le choix d’Axa, l’établissement explique : « Henri de Castries quitte son poste de PDG d'Axa et il est remplacé à la direction générale par Thomas Buberl qui présentera son plan stratégique le 21 juin prochain. Axa bénéficie d'une très bonne solvabilité, largement supérieure au minimum réglementaire. L’expansion rapide en Asie en fait un acteur local de premier plan dans la région ».

En contrepartie, « Axa reste exposé à la dette souveraine des pays du Sud de l’Europe via les fonds en euros des contrats d’assurance-vie. L’environnement de faible taux d’intérêt pèse sur le rendement des actifs des assureurs (…). Le ralentissement économique chinois, s’il s’accélérait, pourrait peser sur les perspectives d’Axa dans la zone Asie ». Mais les investisseurs savent qu’il faut savoir prendre des risques lorsque l’on place son argent en Bourse.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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