Myria AM (UFF) souligne l'intérêt de trois petites valeurs du marché français

le , mis à jour à 18:10
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Myria AM présente une analyse d'EOS Imaging, Rentabiliweb et ADL Partner, trois valeurs du compartiment C.
Myria AM présente une analyse d'EOS Imaging, Rentabiliweb et ADL Partner, trois valeurs du compartiment C.

La société de gestion Myria AM, filiale du groupe Union financière de France, souligne dans un « point de marché » du lundi 8 juin l’attrait de certaines valeurs listées dans le compartiment C de l’Eurolist.

« Les micro-capitalisations semblent être un axe d'investissement attractif dans une optique de moyen terme », estime tout d’abord Myria AM dans son point de marché. « Elles affichent une faible corrélation aux mouvements de marché, hors gros « stress » de liquidité, et les points d'entrée sont aujourd'hui attractifs à l'aune d'un nouveau cycle de croissance économique en Europe ».

La société de gestion cite ainsi des « exemples de titres offrant des opportunités d’investissement intéressantes » selon elle, précisant par ailleurs que « les trois titres suivants sont des illustrations de sociétés aux perspectives opérationnelles et capitalistiques prometteuses, pourtant mal appréhendées par les investisseurs ».

EOS Imaging

Myria AM revient tout d’abord sur le cas d’EOS Imaging, « une société d’imagerie médicale, qui commercialise des plateformes de radiologie en 3D à faible radiation permettant de réaliser des radios de la colonne vertébrale en position verticale ».

Les analystes de Myria AM reviennent sur les fondamentaux de cette small cap. « Son modèle économique est source de revenus récurrents via la vente de logiciel et de consommables. Lorsqu’elle aura atteint son rythme de croisière, EOS devrait réaliser des marges opérationnelles à deux chiffres et disposer d’une base de clientèle captive. La société a déjà vendu 100 machines à travers le monde (au 31/12/2014) dans 30 pays où les solutions sont approuvées et la société continue à innover. Sa capitalisation actuelle ne représente que 3x le CA attendu en 2015, soit une décote de 25% par rapport aux autres sociétés de technologies médicales en phase de développement commercial. Cette faible valorisation s’explique par la sortie en cours, d’ici à août 2015, d’un fonds de capital investissement à échéance alors que le titre est peu liquide, le volume jour moyen traité avoisinant les 40 000 titres échangés. »

Rentabiliweb

Autre société prise en exemple, plus connue des investisseurs : Rentabiliweb, « éditeur de sites de rencontres […] et opérateur de solutions de micro paiement ».

« En 3 ans, Rentabiliweb a développé une offre de services de traitement des transactions par carte bleue incluant des services de gestion des données personnelles, que les banques n’offrent pas. Fin 2014, la société avait signé un montant cumulé de contrats représentant 2 Md€ de flux, d’où un CA embarqué de 20 M€ minimum. Compte tenu des perspectives, l’objectif 2017 d’un CA de 75M€ pour 15M€ de résultat opérationnel semble ainsi atteignable.

« Elle n’a par ailleurs pas puisé dans sa trésorerie nette, qui s’élevait à 10 M€ à la fin 2014,  pour développer cette offre entièrement financée grâce à son activité d’édition de sites Internet, qui génère des liquidités de 15 M€ par an. Très mal suivie par les analystes sell-side, la société affiche une valeur d’entreprise de 107 M€, soit 3x le résultat opérationnel 2017 attendu ».

ADL Partner

Enfin, Myria AM s’arrête sur le cas d’ADL Partner, « leader du marché français du commissionnement de presse magazine, [et qui] constitue l’un des cas d’inefficience de valorisation les plus flagrants ».

Selon la société de gestion : « sur un marché de la presse en déclin, ADL Partner est parvenue à accroître son activité de 4% au 1er trimestre 2015 et génère un CA récurrent et des marges solides. La valorisation actuelle de la société ne représente que 52% de la valeur actuelle des abonnements (96.6M€) et le titre se traite à un ratio cours / bénéfices de 5 ».

Surtout, « cette sous-valorisation devrait pousser les propriétaires à sortir leur société de la cote. Dans cette optique, l’autocontrôle élevé (7.4% du capital) signale bien que la société a déjà commencé à racheter ses titres. Elle devrait poursuive ses rachats au fil de l’eau, l’Assemblée Générale des actionnaires l’ayant autorisé à racheter 10% du capital d’ici à fin 2016 ».

X. Bargue

Nous rappelons que ces analyses ne peuvent pas préjuger des variations futures du cours des valeurs citées. Nous rappellerons également que les small caps du compartiment C peuvent poser des difficultés en termes de liquidité, et que les variations journalières peuvent être très volatiles.

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