Midea lance son offre de 4,5 milliards d'euros sur Kuka

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LANCEMENT DE L'OPA DE 4,5 MILLIARDS D'EUROS DE MIDEA SUR KUKA
LANCEMENT DE L'OPA DE 4,5 MILLIARDS D'EUROS DE MIDEA SUR KUKA

FRANCFORT (Reuters) - Le groupe chinois d'électroménager Midea a lancé officiellement jeudi une OPA de 4,5 milliards d'euros sur Kuka, confirmant son objectif d'acquérir plus de 30% du capital du fabricant allemand de robots industriels.

Midea, qui détient déjà 13,5% du capital de Kuka, propose 115 euros par action du 16 juin au 15 juillet et ajoute qu'il ne compte passer aucun accord de contrôle avec le groupe allemand ni tout autre accord que ce soit.

L'action a terminé à 106,05 euros mercredi.

L'offre représente une prime de 36% sur le cours de l'action Kuka avant que Midea n'ait fait état de ses intentions.

Till Reuter, le président du directoire de Kuka, avait dit aux actionnaires le mois dernier que l'offre de Midea était un élément positif pour la stratégie suivie par l'entreprise.

Les visées de Midea ont suscité une polémique en Allemagne où l'on s'inquiète de voir des fleurons européens des technologies industrielles passer sous pavillon chinois.

Des sources gouvernementales allemandes ont dit précédemment ce mardi que Midea ne voulait pas monter à plus de 49% du capital et qu'il revendrait les actions qu'il pourrait acquérir au-delà de ce seuil.

Aucun engagement à plafonner la participation du groupe ne figure dans l'offre publiée jeudi. Le droit boursier allemand oblige Midea à formuler une offre sur la totalité du capital s'il atteint le seuil de 30%.

Selon les sources gouvernementales, ne pas dépasser les 49% permettrait à Kuka, détenu pour l'instant à 25% par le groupe d'ingénierie Voith et à 10% par l'homme d'affaires Friedhelm Loh, de conserver un actionnaire allemand de référence.

Ni Voith ni Loh n'ont dit s'ils comptaient apporter leurs titres à l'offre et la direction de Kuka n'a pour l'instant émis aucune recommandation.

Le ministre allemand de l'Economie Sigmar Gabriel a appelé de ses voeux une contre-offre européenne pour Kuka mais aucun prétendant ne s'est manifesté.

En visite à Pékin lundi, la chancelière Angela Merkel avait dit que son pays était ouvert aux investissements chinois à condition de pouvoir bénéficier des mêmes conditions d'investissement en Chine.

(Georgina Prodhan et Jonathan Gould, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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