Matières premières : rien ne va plus...

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Un site minier d'Arcelormittal au Canada. (© Arcelormittal)
Un site minier d'Arcelormittal au Canada. (© Arcelormittal)

Après une lourde chute en­tre l’été 2014 et janvier dernier, les cours des matières premières ont connu un nouvel accès de faiblesse en ce mois de novembre. Le baril de Brent est retombé à quelques encablures de son plancher du 24 août dernier (42,23 dollars). Les métaux industriels sont eux aussi très affectés, à l’image du cuivre, au plus bas depuis mai 2009, ou du nickel, qui a retrouvé son niveau de 2003. L’indice S&P GSCI, qui couvre un large éventail de matières premières, accuse un repli de 26% depuis le 1er janvier et de 40% sur un an.

Le supercycle démarré en 2002, brièvement, mais violemment, interrompu en 2008, s’est achevé au printemps 2011. La Chine est au centre de ce bouleversement. Le pays est le premier client des producteurs de matières premiè­res : il a absorbé l’an passé près de la moitié de la consommation mondiale de cuivre (45% précisément), de zinc (47%), d’aluminium (49%) et de minerai de fer (54%), selon Morgan Stanley.

Il est aussi le plus gros importateur de pétrole. Mais son appétit décline alors que sa croissance est au plus bas depuis vingt-cinq ans. Sans compter que l’économie chinoise, après des années d’industrialisation à marche forcée, se rééquilibre progres­sivement vers les services et la consommation. De quoi freiner structurellement ses besoins en matières premières.

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