Les très chères colonies de vacances de La Poste

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La Cour des comptes s'est penchée sur les oeuvres sociales de La Poste : un pactole de plus de 212 millions d'euros géré par les syndicats.
La Cour des comptes s'est penchée sur les oeuvres sociales de La Poste : un pactole de plus de 212 millions d'euros géré par les syndicats.

Parfois, on se dit que les magistrats de la Rue Cambon doivent bien rigoler. Par exemple quand ils se penchent sur les ?uvres sociales de La Poste. Dans un épais rapport rendu public le 27 octobre, la Cour des comptes s'est immergée dans une sorte d'univers kafkaïen, une administration d'un siècle passé où l'on réserve ses vacances par courrier (normal !) plutôt que par Internet, où un entrelacs de commissions et sous-commissions gérées par la CFDT, FO et la CGT se surveillent et se contrôlent. Cet univers, c'est le Cogas, le Conseil d'orientation et de gestion des activités sociales de La Poste. Un trésor de 212,5 millions d'euros dépensés chaque année selon le bon vouloir de ses gestionnaires syndicalistes, un pactole dont le montant ne bouge pas alors que le nombre de postiers a baissé de 9 % entre 2009 et 2013. Les gestionnaires de ce paquebot social peuvent dormir sur leurs deux oreilles : quand il perd de l'argent, La Poste renfloue.

Parmi les multiples activités ruineuses du Cogas, l'exemple le plus édifiant est celui de l'Association des vacances des enfants et des adolescents. L'Avea, c'est la colo des jeunes facteurs, le Club Med des petits postiers. Et rien n'est trop beau pour l'Avea : 13 centres de séjour (Urrugne, Rosporden?), dont 11 sont gardés toute l'année par des gardiens, soixante-dix salariés à temps plein au siège, une centaine d'animateurs à temps partiel? Et un budget qui grimpe : + 6,9 % entre 2009 et...

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  • M8299854 le mercredi 28 oct 2015 à 08:59

    Mon père a travaillé 25 ans à La Poste, jamais nous n'avons profité de cette possibilité. Il faut dire que la population accueillie est plutôt du type "en souffrance sociale". En revanche ses conditions de travail étaient épouvantables, son salaire pas terrible et les gros bras de la CGT étaient connus pour menacer de violences physiques ceux qui comme mon père ne faisaient pas grève.

  • M7361806 le mercredi 28 oct 2015 à 08:57

    le timbre syndical est trés élevé

  • M8252219 le mercredi 28 oct 2015 à 08:53

    La soi-disante "paix sociale" Aux frais et sur le dos des salarié du privé

  • M8252219 le mercredi 28 oct 2015 à 08:51

    Syndicalistes et élus dans le même sac. Gangrène de la société française.

  • M3753712 le mercredi 28 oct 2015 à 08:34

    En France la nouvelle bourgeoisie est représentée par les fonctionnaires et les syndicalistes, tous les droits et tous les avantages.

  • fquiroga le mercredi 28 oct 2015 à 08:03

    Et ce sont les mêmes (syndicalistes) qui voudraient donner des conseils de gestion aux entreprises.....Gag

  • dcabon le mercredi 28 oct 2015 à 07:59

    Tant que ces centres seront exclusivement contrôlés par les syndicats on aura ce genre de dérives

  • abacchia le mercredi 28 oct 2015 à 07:58

    Je ne sais pas si le terme "rigoler" est le bon, mais ce qui est certain, c'est que le mot "égalité" n'a rien à faire sur les frontons de toutes les mairies. En effet, pendant ce temps là, les travailleurs "normaux" du privé doivent "faire des efforts", et choisir des vacances bas-de-gamme pour leurs enfants, quand ils peuvent les faire partir en vacances ! Mais c'est vrai, personne ne renfloue jamais le contribuable "normal", corvéable à merci !