Les portefeuilles britanniques arrivent en tête du baromètre mondial de NGAM

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(NEWSManagers.com) - Les portefeuilles britanniques, composés d'une part substantielle d'actifs non libellés en livres sterling, ont largement profité de la dépréciation monétaire qui a suivi le vote sur le Brexit, avec une performance moyenne supérieure à 13 %, selon les résultats du baromètre annuel mondial des portefeuilles réalisé par Natixis Global Asset Management. La performance des portefeuilles du Royaume-Uni s'avère fortement supérieure à celle des Etats-Unis, qui se placent en seconde position avec des rendements moyens d'environ 8,2 %. Les portefeuilles français occupent la sixième place, avec des rendements moyens d'environ 4,8%.

Ces résultats reposent sur une analyse de 564 portefeuilles modèles " modérés " ou " équilibrés " fournis par les conseillers et les gestionnaires de patrimoine pour le second semestre 2016 aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Italie, au Luxembourg, aux Pays-Bas, à Singapour et en Amérique latine.

Le communiqué explique que la variation des rendements en 2016 peut s'expliquer presque exclusivement par la différence dans les contributions au rendement de l'exposition aux actions. Au Royaume-Uni, les actions ont contribué à la performance à hauteur de 11 %, sur un total de 13,5 %, dont 9 % pour les investissements actions en devises étrangères. Au Luxembourg, les actions ne représentent que 0,8 % des rendements moyens de 3 %. La vigueur des marchés actions a également stimulé les performances aux Etats-Unis et aux Pays-Bas. D'après l'étude, excepté au Royaume-Uni, les rendements des actions se situent généralement entre 5 et 8 %, ceux des titres obligataires dans une fourchette comprise entre 4 et 5 % et ceux des fonds diversifiés entre 3 et 5 %.

La différence majeure entre les rendements des différentes classes d'actifs provient des stratégies dites " alternatives " , qui varient de -2,1 % pour les conseillers basés au Luxembourg à +3,9 % au Royaume-Uni. Même si les rendements sont relativement modestes, ils soulignent la tendance des conseillers à privilégier les stratégies alternatives à faible risque et à faible rendement, en remplacement des obligations, plutôt que les stratégies à risque élevé et à rendement supérieur. En outre, selon le rapport, le risque de change a eu une incidence considérable sur les portefeuilles britanniques investis en actions étrangères.

" Les résultats s'expliquent en grande partie par le risque de change, ce qui n'a rien de surprenant, puisque les fluctuations de change en 2016 ont été les plus fortes depuis 2008 et ont eu un impact marqué sur les portefeuilles étudiés. Par exemple, un investisseur britannique avec une exposition non couverte aux actions américaines aurait engrangé un rendement supplémentaire de 19 % en raison de la dépréciation de la livre sterling vis-à-vis du dollar. Pour les actions de la zone euro, ce chiffre aurait atteint environ 16 %, et 23 % pour les actions japonaises. L'impact du taux de change a été également observé dans les fonds diversifiés, les obligations émergentes et les fonds d'obligations high yield, souvent non couverts par les conseillers" , commente Matthew Riley, responsable de la recherche du " Portfolio Research & Consulting Group" chez Natixis Global Asset Management.

Réjane Reibaud

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