Les fusions-acquisitions rejoignent leurs sommets historiques

le , mis à jour à 14:04
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Les opérations stratégiques de fusions-acquisitions sont à leurs plus hauts depuis de nombreuses années.
Les opérations stratégiques de fusions-acquisitions sont à leurs plus hauts depuis de nombreuses années.

Les volumes de fusions-acquisitions ont atteint 437 milliards de dollars au cours du mois de mai 2015, un niveau proche des sommets de 1999 et 2007, où les volumes avaient atteint 500 milliards de dollars lors de certains mois fastes.

Il s’agit du « sixième meilleur score » mensuel depuis 1996 et du « quatrième meilleur score » par rapport aux derniers sommets de 2007, explique mercredi le journal Les Echos. Le mois précédent, le même montant s’élevait à 416 milliards de dollars, après un premier trimestre 2015 où l’ensemble des opérations de fusions-acquisitions avaient représenté 854 milliards de dollars selon des chiffres de Thomson-Reuters, repris par Les Echos.

Les opérations de fusions-acquisitions désignent diverses opérations de rachats d’entreprises cotées (OPA) ou non cotées, de rachats de branches d’activités au sein d’une entreprise, de fusions d’entreprises et autres opérations affiliées. Ces opérations sont aussi désignées sous le terme de « M&A » (Mergers & Acquisitions).

De 100 milliards de dollars par mois en 2009 à plus de 400 milliards en 2015

De manière générale, on observe sur le long terme que les volumes de fusions-acquisitions suivent les cycles boursiers : lorsque l’environnement boursier est dans une phase de croissance et que la conjoncture est bonne, les entreprises voient davantage d’opportunités pour réaliser des opérations de croissance externe.

En comparaison par rapport aux chiffres actuels, dans le bas de cycle de 2009, les volumes de fusions-acquisitions ne dépassaient pas les 100 milliards de dollars mensuels à l’échelle du globe, soit quatre fois moins qu’actuellement.

Parmi les grandes opérations faisant partie des 437 milliards de dollars de M&A du mois de mai 2015, se trouvent notamment aux Etats-Unis le rachat de Time Warner par Charter Communications pour 78 milliards de dollars, ou encore le rachat de Broadcom par Avago pour 36 milliards de dollars.

Opportunité des taux faibles

Expliquant en partie ces montants record, la faiblesse historique des taux d’intérêts en Europe ainsi qu’aux Etats-Unis permet aux entreprises de s’endetter lourdement pour réaliser ces rachats avec des frais réduits.

Aux Etats-Unis notamment, l’anticipation d’une hausse des taux directeurs de la Fed d’ici la fin de l’année pousserait les entreprises à réaliser leurs opérations maintenant, tant que les conditions financières restent les plus avantageuses.

« Ce rebond est aussi poussé par la quête de croissance après une longue phase de nettoyage des bilans », relevait par ailleurs Les Echos en matinée.

X. Bargue

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  • Raf07Ard le mercredi 3 juin 2015 à 11:47

    En tout cas si la périodicité des cycles de 8 ans se confirme après 1999 et 2007, on a 2015 : profitons d'un peu de calme avant la prochaine tempête ...