Les dividendes des groupes pétroliers européens sont-ils menacés ?

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Une raffinerie Shell aux Pays-Bas. (© Shell)
Une raffinerie Shell aux Pays-Bas. (© Shell)

Avec un prix du pétrole aussi mal orienté, autour de 40 dollars, soit son niveau le plus bas depuis six ans, les dividendes servis par les majors européennes du pétrole, Total, BP et Royal Dutch Shell, seront-ils vraiment préservés ?  Les dirigeants de ces groupes font tout pour éviter ce qui serait perçu comme une véritable spoliation par leurs actionnaires.

Néanmoins, la réduction des budgets d’investissement des groupes pétroliers devra-t-elle être encore accentuée si le prix du brut ne remonte pas à 60 dollars, l’an prochain, une prévision faite par plusieurs intermédiaires spécialisés ? Mercredi, les prix du pétrole ont légèrement rebondi, le WTI de 1,47% à 38,06 dollars le baril, aux Etats-Unis, et le Brent de 1,17% à 40,73 dollars, en Europe.

Tailler à la hache dans les investissements

Les analystes du courtier BMO cités par le Financial Times, dans ses éditions du 9 décembre, pensent que, même si le brut remonte à 60 dollars le baril, Total, BP et Royal Dutch Shell devront encore tailler dans leurs investissements.

Cet intermédiaire donne ainsi l’exemple de Total dont le dividende annuel payé à tous les actionnaires (6,8 milliards de dollars) ne sera pas entièrement couvert par les flux de trésorerie internes sur les deux ans à venir. Le groupe devra trouver 800 millions d’euros d’économies pour équilibrer cette dépense. Le pétrolier britannique BP devra, lui, trouver 500

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