Les concessionnaires autoroutiers prêts à investir dans un nouveau plan

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LES CONCESSIONNAIRES AUTOROUTIERS PRÊTS À INVESTIR DANS UN NOUVEAU PLAN
LES CONCESSIONNAIRES AUTOROUTIERS PRÊTS À INVESTIR DANS UN NOUVEAU PLAN

PARIS (Reuters) - Les concessionnaires autoroutiers seraient prêts à investir dans un nouveau plan de développement des infrastructures, axé sur le périurbain, moyennant par exemple un allongement supplémentaire de la durée des concessions, a déclaré mercredi le directeur général délégué de Vinci Pierre Coppey.

"Nous avons à de nombreuses reprises eu des discussions avec les experts en charge de l'Etat sur ce qui pouvait être fait dans les parties adjacentes du réseau autoroutier concédé, pour améliorer la desserte des villes", a déclaré à la presse Pierre Coppey, qui est aussi président en exercice de l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa).

Prié de dire si, comme dans le 'paquet vert' d'un milliard d'euros de 2011 ou dans le plan de relance autoroutier de 3,2 milliards récemment validé par Bruxelles, ces investissements seraient consentis en échange d'un allongement de la durée des concessions, il a répondu, à l'issue d'un colloque sur la défense du modèle actuel de concessions: "C'est un des schémas qui pourrait être suivi."

En soulignant cette piste, les concessionnaires veulent montrer qu'ils entendent participer au débat actuel sur le financement des infrastructures en France, alors qu'ils font depuis plusieurs mois l'objet de vives critiques.

Interrogé sur l'évolution future des relations entre l'Etat, les concessionnaires et les usagers, que le ministre de l'Economie Emmanuel Macron appelle de ses voeux, Pierre Coppey a répondu que des évolutions pouvaient être envisagées, mais uniquement à l'intérieur des contrats.

"Hors du contrat rien n'est possible, à l'intérieur du contrat tout est possible", a-t-il dit, sans plus de précision.

(Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez)

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  • M9490926 le mercredi 19 nov 2014 à 16:09

    il y a belle lurette que les peages sur les vois fluviales existent (LOI MORICE )

  • marcbe13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:45

    Une extension des concessions équivaudrait à une taxe déguisée: imposé par la loi, à laquelle on ne peut échapper et qui plus est dans ce cas si est tellement moyenâgeuse: faire payer un droit de passage. A l'époque, le droit de passage garantissait la protection du Seigneur. Avec les droits de passages contemporains, on peut toujours le prier, le Seigneur.

  • bsdm le mercredi 19 nov 2014 à 15:38

    L'état a-til oublié qu'il a déjà vendu ces concessions ?

  • jyth01 le mercredi 19 nov 2014 à 15:23

    ben oui, l'Etat finance les infrastructures (ça ne coûte rien, puisque c'est l'etat qui paye), et confie l'explitation au privé, ce qui serait une bonne chose, si au départ il y avait une vraie logique économique (il faudrait arrêter de dépenser sans compter). Mais là, on paye au moins 2 fois!

  • dratiser le mercredi 19 nov 2014 à 15:14

    en gros ils veulent faire un periph , avec une concession plus longuemais pas question de discuter des contrats en cours sur les autres en cours et puis quoi encore ....?ils veulent le cremiere ..?

  • lorant21 le mercredi 19 nov 2014 à 15:10

    Aujourd'hui, les autoroutes rapportent 4 milliards d'euros par an à l'état (TVA, taxes, IS, ..) dont près de la moitié en "devises" en gros 40% du péage.. sans que les dettes n'apparaissent dans son bilan. Baisser les tarifs par 2, comme le propose Terra Nova, est assez rigolo.

  • M6104458 le mercredi 19 nov 2014 à 15:09

    Pour continuer à engranger leur rentabilité à 2 chiffres, une petite dépense d'infrastructure ne mange pas de pain. Et tout le monde va dire qu'il a été ferme sur le dossier. Quelle mise en scène !!!