Les arnaques en ligne dans le viseur de quatre institutions

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(NEWSManagers.com) - Constatant une expansion du phénomène des arnaques en ligne, quatre institutions - l' AMF, la DGCCRF, l'ACPR et le Parquet de Paris - qui ont publié jeudi 31 mars un bilan chiffré de ces dernières, au sens large du terme, comptent en limiter les effets par des actions coordonnées. L'objectif est de prévenir les particuliers du phénomène et aussi de son ampleur. L' AMF multiplie ainsi les campagnes de communication et utilise des moyens à sa disposition telles que des injonctions judiciaires pour obtenir la fermeture de sites illégaux, des investigations auprès d'entités agréées et de sites non régulés, et une action auprès du régulateur chypriote pour développer les contrôles et les sanctions des sociétés agréées dans cet Etat. De son côté, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution est confrontée également au développement des offres de crédit frauduleuses, oeuvre pour obtenir la fermeture de noms de domaine ou sites illégaux et alerte sur les nombreuses usurpations d'identité dont elle est victime, à l'instar de la Banque de France.

Enfin, l'objectif de la DGCCRF est l'information loyale des consommateurs. Elle surveille activement les pratiques des opérateurs en ligne, détecte et sanctionne les pratiques commerciales trompeuses. En effet, les secteurs du trading en ligne ou des placements atypiques sont souvent accompagnés d'une certaine ambigüité des informations délivrées, d'une présentation trompeuse des rendements attendus et des risques liés et d'une opacité des transactions commerciales. Les procédures qu'elle engage visent à faire cesser et sanctionner les pratiques. Les cas d'escroquerie font l'objet de procès-verbaux transmis au Parquet aux fins de poursuites pénales.

Dans le détail, il ressort ainsi que les sites non autorisés répertoriés sont désormais 360 aujourd'hui contre... quatre en 2010 sur les listes noires publiées par l'ACPR et l' AMF. Par ailleurs, l' AMF a reçu 1656 réclamations en 2015 - contre 64 réclamations auprès de l' AMF en 2010, et l'ACPR, a reçu 12 % des demandes contre 4% en 2014. Enfin, 41 % des 14 500 appels relatifs à la bourse et les produits financiers en 2015 de la plateforme Assurance Banque Epargne Info Service (ACPR, Banque de France et AMF). Dans un autre genre, 44 % des nouvelles publicités sur internet sur les placements financiers en 2015 sont des publicités pour le trading très spéculatif. Enfin, côté AMF, le régulateur a traité 139 dossiers de médiation en 2015 contre16 dossiers de médiation en 2011et, côté DGCCRF, 75 plaintes ont été traitées en 2015.

Une étude AMF portant sur la clientèle des principaux prestataires autorisés par des régulateurs sérieux, a montré que l'activité de trading très spéculatif était intrinsèquement dangereuse pour les particuliers : les clients ont enregistré 175 millions d'euros des pertes contre 13 millions de gains sur 4 ans et 90% d'entre eux sont perdants. Par ailleurs, selon le Parquet de Paris, le montant des pertes estimées sur les sites illégaux de Forex / options binaires et escroqueries par faux ordres de virement est de 4.5 milliards d'euros en France sur six ans.

" En tout état de cause" , indique l' AMF sur son site, " aucun site ne permet de trader en toute sécurité et ne répond aux rémunérations soi-disant annoncées : le particulier s'expose au mieux à de lourdes pertes, au pire à une véritable arnaque dont les ressorts et les modes d'organisation relèvent de la criminalité organisée. L'indemnisation des victimes reste difficile, voire impossible." Concernant les usurpations d'identité ou les offres frauduleuses de crédit, les pertes peuvent aller de dizaines de milliers d'euros à des centaines de milliers d'euros par personne.

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