Les actionnaires du LSE approuvent la fusion avec Deutsche Börse

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LES ACTIONNAIRES DU LSE DISENT OUI AU PROJET DE FUSION AVEC DEUTSCHE BÖRSE
LES ACTIONNAIRES DU LSE DISENT OUI AU PROJET DE FUSION AVEC DEUTSCHE BÖRSE

par Huw Jones

LONDRES (Reuters) - Les actionnaires du London Stock Exchange Group ont approuvé lundi le projet de fusion de 27 milliards d'euros avec Deutsche Börse, qui devrait donner naissance à l'un des plus grands opérateurs boursiers mondiaux.

Cette fusion, que les deux opérateurs comptent mener à bien malgré les incertitudes créées par le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne, a été approuvée à plus de 99,89% des suffrages exprimés lors de l'assemblée générale extraordinaire organisée ce lundi, a annoncé LSE.

Devant la cinquantaine d'actionnaires présents, le président de l'opérateur londonien s'est dit certain de la réponse "satisfaisante" des autorités européennes de la concurrence à ce projet de mariage entre Londres et Francfort, même si la future entité détiendra le quasi-monopole du marché de la compensation des produits dérivés en Europe.

"Il n'y a aucune raison de penser autrement aujourd'hui", a dit Donald Brydon.

Seules deux questions ont été posées au cours de cette AGE.

Un actionnaire individuel s'est notamment interrogé sur l'opportunité de cette fusion au vu du contexte nouveau créé par le Brexit et des risques qu'il comporte pour les activités de LSE, certains responsables politiques, dont François Hollande, ayant d'ores et déjà réclamé le rapatriement des activités de compensation en euros dans la zone euro.

Donald Brydon a répondu que les déclarations du président français prouvaient la valeur des activités de LSE.

LE DÉLAI DU BREXIT LAISSE DU TEMPS AU PROJET

"Vous avez plutôt raison, certaines personnes essaient déjà de dépecer le Royaume-Uni très, très rapidement. Chacun ferait preuve de sagesse en traitant les choses les unes après les autres en la matière" a-t-il dit .

Clearnet, filiale de LSE, est la principale chambre de compensation de produits dérivés en Europe.

Donald Brydon a démenti toute approche autre que celle de Deutsche Börse, alors que le même actionnaire individuel jugeait plus intéressant désormais de s'allier avec des Bourses "dynamiques" d'Asie ou d'Amérique latine.

La Grande-Bretagne ne devrait pas sortir officiellement de l'UE avant au moins deux ans, ce qui laisse largement le temps de mettre au point la "structure optimale" de la transaction avec Deutsche Börse, intégralement en actions, a assuré Donald Brydon.

La BaFin, l'autorité des marchés financiers en Allemagne, a déclaré la semaine dernière que Londres ne pourrait abriter le siège social de la future entité si la ville n'était plus dans l'Union européenne.

Le directeur général de LSE, Xavier Rolet, a affirmé que l'opérateur londonien, institution vieille de 318 ans, était "extrêmement bien positionné" à travers le monde, quelles que soient les futures relations commerciales entre la Grande-Bretagne et l'UE.

Les actionnaires de Deutsche Börse doivent pour leur part se prononcer par correspondance d'ici au 12 juillet.

(Benoit Van Overstraeten et Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc Angrand)

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