Le Nasdaq dépasse son pic de l'an 2000 : parcours logique ou nouvelle bulle ?

le
2

Le Nasdaq, qui regroupe 100 grandes valeurs ''technologiques'' américaines, a dépassé son niveau de l'an 2000.
Le Nasdaq, qui regroupe 100 grandes valeurs ''technologiques'' américaines, a dépassé son niveau de l'an 2000.

Le Nasdaq, indice américain des valeurs technologiques, a dépassé en début de semaine son précédent plus haut historique atteint en 2000. Bonne ou mauvaise nouvelle ? 15 ans après l’éclatement de la « bulle Internet », les valorisations sont revenues à un niveau élevé.

Il aura fallu 15 ans au Nasdaq pour retrouver et dépasser le niveau qu’il avait atteint le 10 mars 2000 à 5132 points en cours de séance. Mardi 23 juin, l’indice montait jusqu’à 5163 points à l’ouverture des marchés américains (avant de redescendre légèrement ensuite), dépassant son plus haut niveau historique dans le cadre d’un marché rassuré sur le dossier grec.

Le dépassement de cet ancien sommet est l’aboutissement d’une longue phase haussière débutée il y a plusieurs années. La progression de l’indice a été relativement régulière depuis la fin de l’année 2011, passant de 2500 points à plus de 5000 points en l’espace de trois ans et demi. L’indice revient pourtant de loin, après un creux à 1268 points atteint en mars 2009. Pour rappel, l’indice Nasdaq avait été créé en 1971 sur une base de 100 points.

Les autres grands indices américains, comme le Dow Jones ou le S&P 500, avaient quant à eux dépassé leurs sommets de 2000 et de 2007 dès l’année 2013.

Bulle ou pas bulle ?

Inévitablement, les investisseurs peuvent s’interroger quant au risque de formation d’une nouvelle bulle, puisque l’on sait que le niveau des 5000 points sur le Nasdaq en 2000 n’avait été qu’éphémère avant un brusque retour à la réalité. La question est d’autant plus pertinente qu’on souligne souvent la haute valorisation des actions américaines par rapport à leur moyenne historique en termes de PER (price/earnings ratio, reflétant la valorisation des entreprises par rapport à leur résultat net).

Pourtant, même si ces niveaux de valorisation sont élevés, ils le sont bien moins qu’il y a 15 ans. À l’époque, les PER des entreprises cotées au Nasdaq atteignaient des niveaux astronomiques. Il était même parfois impossible de calculer cet indicateur pour certaines start-ups qui ne dégageaient encore aucun résultat net, mais étaient déjà fortement valorisées en Bourse.

Surtout, les valeurs technologiques ont bien évolué en 15 ans. On comprendra sans mal qu’à valorisation globale identique, la qualité des technologies s’est considérablement améliorée. Cela vaut pour le développement d’Internet et de ses applications professionnelles, mais aussi pour les Smartphones, la puissance de calcul des ordinateurs, l'utilisation des services en ligne, etc.

Les interrogations subsistent néanmoins sur la valorisation de certains groupes. Apple vaut par exemple plus de 700 milliards de dollars en Bourse, soit l’équivalent d’un tiers du PIB de la France. À côté de cette capitalisation record, même Google n’atteint « que » 370 milliards de dollars. Quant à Facebook, sa valeur en Bourse est de 230 milliards de dollars. À elles trois, ces entreprises valent plus du tiers de l’ensemble des capitalisations boursières des entreprises cotées sur Euronext (qui s’élève à 3500 milliards d’euros). Un chiffre particulièrement élevé, et sur lequel les interrogations peuvent être légitimes.

X. Bargue

Retrouvez tous les articles de la rédaction de Boursorama dans la rubrique dédiée.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • fred1903 le mardi 23 juin 2015 à 19:33

    parcours logique d'une nouvelle bulle ? hihi j'ai changé le titre

  • Corsair7 le mardi 23 juin 2015 à 18:48

    Je suis étonné qu'on pose la question!.