Le Mexique a reçu une 1ère offre pour un réseau mobile à $10 mds

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par Christine Murray et Leila Abboud MEXICO/PARIS, 19 septembre (Reuters) - Le gouvernement mexicain a reçu d'un consortium d'entreprises une première offre pour la construction d'un nouveau réseau de téléphonie mobile public, un projet de plusieurs milliards qui vise à remettre en cause la position dominante d'America Movil AMXL.MX sur le marché local. Les équipementiers de réseaux Alcatel-Lucent ALUA.PA et Ericsson ERICb.ST ont aidé le consortium à élaborer sa proposition, a-t-on appris de quatre sources. Le gouvernement mexicain, qui estime à environ 10 milliards de dollars (7,8 milliards d'euros) sur dix ans le coût de la construction de ce nouveau réseau, prévoit d'attribuer le contrat à la mi-2015, ont précisé deux sources. Si l'offre du consortium l'emporte, les entreprises qui y sont associées pourraient devenir ses principaux fournisseurs d'antennes mobiles et d'équipements divers, mais aucun contrat formel n'a pour l'instant été signé, ont déclaré deux sources. Un porte-parole du ministère mexicain des Télécommunications et des Transports a confirmé que le gouvernement avait reçu une proposition. Alcatel-Lucent s'est refusé à tout commentaire et Ericsson n'a pas répondu à une demande de commentaire. America Movil, le groupe du milliardaire Carlos Slim, détient pour l'instant 70% du marché de la téléphonie mobile et plus de 60% de celui du fixe au Mexique. S'il aboutit, le projet de nouveau réseau pourrait permettre aux numéros deux et trois du marché, Telefonica TEF.MC et Iusacell CEL.UL , de renforcer leur position en améliorant leur couverture sans avoir à engager d'importants investissements. MEXICO VEUT PLUS DE CONCURRENCE Le nouveau réseau construit par l'Etat pourrait aussi favoriser l'émergence d'opérateurs virtuels (MVNO), qui commercialisent des services sans posséder leur propre réseau. Une porte-parole d'America Movil n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire sur le projet. Parmi les fournisseurs d'équipements intéressés par le dossier figurent le chinois Huawei 002502.SZ , numéro deux mondial du marché derrière Ericsson, qui a déjà participé à plusieurs réunions avec les autorités mexicaines sur le sujet, a dit une source. Huawei a refusé de dire s'il soumettrait une offre mais a ajouté qu'il était "naturel" qu'une entreprise de sa taille soit invitée à participer au projet. Le président mexicain, Enrique Pena Nieto, fait le pari que l'amélioration de la concurrence dans le secteur des télécoms favorisera la croissance économique. Le Mexique est pour l'instant le marché de la téléphonie mobile le plus cher des 34 pays de l'OCDE alors qu'il offre les débits médians les plus faibles. Le taux de pénétration du mobile y est l'un des plus bas d'Amérique latine. Le Congrès a adopté cette année des réformes qui renforcent le pouvoir des autorités de régulation et imposent à America Movil de céder certaines activités pour favoriser la concurrence. Le gouvernement envisage aussi d'accorder gratuitement des fréquences de quatrième génération (4G) à une entreprise qui s'engagerait à construire un réseau national. (Marc Angrand pour le service français)


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  • M7228717 le samedi 20 sept 2014 à 18:28

    Excellent tout ça !!