La rechute de la livre entraîne une rechute des marchés

le , mis à jour à 17:57
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Les indices européens continuaient de chuter lundi 27 juin, toujours affectés par les incertitudes du ''Brexit''.
Les indices européens continuaient de chuter lundi 27 juin, toujours affectés par les incertitudes du ''Brexit''.

Les marchés européens ont connu une nouvelle séance de forte baisse lundi 27 juin, poursuivant leur mouvement du vendredi 24 juin après la victoire du "Brexit" au référendum britannique.

Malgré un début de séance proche de l’équilibre, dont quelques minutes en territoire positif, les indices boursiers européens ont de nouveau succombé aux craintes liées aux incertitudes du "Brexit", perdant du terrain tout au long de la journée. Le CAC40 a terminé en baisse de 2,97% à 3.984 points. Le Dax 30 allemand a pour sa part perdu 3,05% à 9.265 points et le FTSE 100 britannique s'est contracté de 2,55% à 5.982 points.

La livre et l’euro perdent du terrain et minent la confiance

Ce nouvel accès de fièvre sur les marchés est notamment venu d’une rechute de la livre sterling sur le marché des changes. Lundi à la clôture des marchés européens, la livre perdait ainsi encore 3,48% face au dollar, repassant à 1.32 USD pour 1 GBP, contre une parité de 1.48 USD pour 1 GBP jeudi dernier.

L’euro est également entraîné dans cette chute : à la même heure, la monnaie unique perdait 1,02% face au dollar, à 1.10 USD pour 1 EUR. L’impact du « Brexit » sur la valeur de l’euro est loin d’être anodin : jeudi soir, la parité était encore proche de 1,14 USD pour 1 EUR.

Surtout, le fait que l’euro soit entraîné dans la chute de la livre complique la réponse que la BCE pourrait apporter à la situation. Les mesures dégainées par la BCE depuis plus d’un an pour tenter de redynamiser l’économie européenne ont toujours visé à affaiblir l’euro. Or, dans la situation actuelle, une accélération de ces mesures de relance (baisse des taux, hausse des montants de rachats d’actifs) ne ferait qu’aggraver le manque de confiance des investisseurs dans la monnaie unique. La BCE dispose ainsi d’une marge de manœuvre très faible pour calmer la situation sur les marchés.

Même chose du côté de la Bank of England, qui comme nous le relevions déjà vendredi, ne peut se permettre d’abaisser ses taux directeurs sous peine d’affaiblir encore la livre et augmenter les risques liés aux sorties de capitaux hors du Royaume-Uni.

Les indices européens partent chercher leurs points bas de février

Ces rechutes sur le marché des changes ont provoqué une rechute de tous les actifs déjà impactés vendredi par l’annonce du « Brexit ».

Le pétrole, pourtant connecté de manière lointaine au sujet du « Brexit », enregistrait lundi une rechute denviron 2,7% au moment de la clôture européenne.

Sur les marchés actions, le secteur des banques et des assurances est de nouveau durement affecté par la situation. Au sein du CAC40, Axa perdait 9,76% à la clôture, Société Générale 8,39% et BNP Paribas 6,32%.

Comme vendredi, l’industrie, et notamment l’industrie automobile, a également été très impactée par la situation, avec une chute de 9,01% de Peugeot ou encore une baisse de 7,46% de Valéo.

L'accélération baissière en fin de séance est notamment venue de la transmission de la panique à certaines valeurs d'autres secteurs. Ainsi, Accor ayant débuté la séance en très légère contraction, a terminé en forte baisse de 9,27%. De même pour Cap Gemini, ayant terminé sur une chute de 7,12% sans raison apparente majeure et malgré un début de séance correct.

En conséquence, les principaux indices boursiers se rapprochent de nouveau de leur point bas de février dernier. En Espagne, l’Ibex 35 est revenu sous son niveau de février dernier, au plus bas depuis juin 2013. Le FTSE MIB italien, à 15.103 points, est quant à lui revenu à son plus bas niveau depuis août 2012.

Les analystes techniques auront noté que le CAC40 est venu combler son « gap » (écart de cotation entre la fermeture d’une séance et l’ouverture d’une autre) ouvert le 15 février dernier entre 4.000 et 4.070 points. L'indice n'a cependant pas rebondi sur les 4.000 points et a continué de creuser ses pertes sous ce niveau en fin de séance, revenenant à quelques dizaines de points de son plus bas du 11 février 2016.

Les indices américains, affectés dans une moindre mesure par le Brexit, restent à un niveau nettement supérieur à leurs points bas de début d’année.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • M4358281 il y a 10 mois

    Bof pierre. .ce n'est pas une baisse de 10% qui va faire vendre plus d'Evoque. .Les gens qui achètent ne sont pas à 10k € près. .par contre l'anglais lambda en Espagne va douille ..merci Farage

  • M4358281 il y a 10 mois

    Hi hi hi hi ..faut rafler ..c'est le moment

  • Beerbule il y a 10 mois

    Je commence à regarder de plus près les Jaguar et Range Rover!

  • pierry5 il y a 10 mois

    Les exportateurs anglais sont en train de se frotter les mains.

  • remimar3 il y a 10 mois

    Un PP spolié est un pp qui a été imprudent. Quand on ne sait pas prédire l'avenir on se retire des marchés. Inutile de parier en bourse. Pour ceux qui aiment l'adrénaline, il y a des établissements spécialisés pour les paris.

  • fquiroga il y a 10 mois

    et demain, lachutes des marchés entrainera la re-rechucte de la livre.....puis après demain.........etc etc. Et pendant ce temps là les vautours se gavent en spoliant les PP.

  • jlagran5 il y a 10 mois

    Les français vont aussi trinquer et l'économie française va accentuer sa chutte

  • monjohn il y a 10 mois

    Je plains les anglais retraités qui vivent en EU de leur pension...

  • remimar3 il y a 10 mois

    ça va être très dur pour les politiques anglais de tenir 3 mois sans rien faire en attendant la relève. Ils vont bientôt crier "mercy" vu que la banque d'angleterre n'est plus arrimée à la BCE mais doit quand même se traîner un gros déficit..