« La probabilité d'un défaut grec s'élève à 40% » (CPR AM)

le , mis à jour à 18:37
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Les probabilités d'un nouveau défaut grec sont élevées, selon CPR Asset Management.
Les probabilités d'un nouveau défaut grec sont élevées, selon CPR Asset Management.

Plusieurs risques sont actuellement présents sur les marchés, relevait vendredi la société de gestion CPR Asset management en conférence de presse. Côté européen, la Grèce aurait une probabilité de défaut de 40% selon les estimations de la société de gestion.

Laetitia Baldeschi, stratégiste chez CPR AM, et Malik Haddouk, directeur de la gestion diversifiée chez CPR AM, revenaient vendredi matin sur les perspectives du dossier grec. Pour eux, la probabilité d’un défaut à l’été est élevée malgré quelques points positifs.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la situation des finances grecques s'améliore sur quelques points. « Le problème des rentrées fiscales s’est réduit au cours des trois derniers mois […] et la Grèce est revenue à l’excédent primaire », relève Laetitia Baldeschi, alors qu’on craignait en janvier dernier que l’élection de Syriza remette en cause les efforts de remise à flot des finances publiques précédemment réalisés. « Normalement, il y a donc ce qu’il faut pour payer les retraites et salaires », estime la stratégiste.

Probabilité d’un défaut grec : 40%

Pourtant, malgré ces premiers constats rassurants, la probabilité d’un défaut grec augmente rapidement. Avec 3 milliards d’euros à rembourser à la BCE en juillet, et 3 autres milliards au mois d’août, le pays ne pourra pas faire face à cette échéance si une renégociation des termes n’est pas menée rapidement. Or, « les négociations n’aboutissent pas », relève Laetitia Baldeschi avec euphémisme.

« C’est évident que la Grèce ne pourra pas rembourser toute sa dette, on l’a dit dès le départ », poursuit-elle. Le but des négociations actuelles ne serait donc pas d’éviter un défaut grec, qui aura lieu quoi qu’il arrive, mais de repousser au maximum la survenue de cette échéance.

« Fin mai, on se disait encore que la Grèce avait environ 20% de probabilités de faire défaut », explique Malik Haddouk, directeur de la gestion diversifiée chez CPR AM. « Aujourd’hui, on est plutôt sur une probabilité de 40% ». Cette estimation est par ailleurs fondée sur le fait que l’épargne grecque a en bonne partie quitté le territoire national. « Quand est-ce qu’on a déjà vu, par le passé, un pays où 40% de l’épargne a quitté les banques nationales ? En Argentine, peut-être », poursuit Malik Haddouk, faisant référence à la crise argentine du début des années 2000, ayant débouché sur un large défaut de l’Etat.

Malgré la probabilité non négligeable de faillite, Philippe Weber, responsable des études et de la stratégie chez CPR AM, rappelle que « rien n’interdit à la Grèce de rester dans la zone euro en cas de défaut », même si « ce serait tout de même délicat ».

X. Bargue

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  • M4358281 le mardi 16 juin 2015 à 17:12

    95% ..tope là !

  • M3366730 le samedi 13 juin 2015 à 01:47

    J'attends que tout se casse la figure pour réinvestir en bourse !!!!!

  • Cambio17 le vendredi 12 juin 2015 à 19:46

    Trop fort CPR, pour un pays qui a triché dès son entrée dans l'Union Européenne !

  • lsleleu le vendredi 12 juin 2015 à 18:06

    Encore une boule de cristal qui a sévi !

  • dotcom1 le vendredi 12 juin 2015 à 17:56

    Des sources plus crédibles situent le risque à 14% d'ici la fin de l'année.

  • SB1954 le vendredi 12 juin 2015 à 17:25

    a part au doigt mouillé, comment ca se calcule cette probabilité là ?Pourquoi pas 38 ou 44 par exemple ? n'importe quoi

  • p.cuquel le vendredi 12 juin 2015 à 17:23

    Ah, oui une hypothèse qui n'a rien a voir est que tous les états sont déjà en situation de défaut... dés lors qu'ils ont joué sur la dette...

  • p.cuquel le vendredi 12 juin 2015 à 17:20

    c'est assez marrant de tripatouiller les chiffres : De mon point de vue il y a une chance sur deux : ils sortent ou ils restent. Bref 50%. Mais bon je ne suis pas un analyste et comme les décisions sont politiques, mon avis est indiscutable et sûr à 100% et il ne variera pas et sera toujours juste (tant qu'une décision finale ne sera pas prise).

  • M4314275 le vendredi 12 juin 2015 à 17:18

    Miser sur les hellènes voilà de mauvais paris.

  • cidem le vendredi 12 juin 2015 à 16:55

    les banque Grec vont faire faillite. La BCE ne reverra pas son argent