La place de Paris ne s'avoue pas vaincue sur la TTF

le , mis à jour à 14:14
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COR-LA PLACE DE PARIS NE S'AVOUE PAS VAINCUE SUR LA TTF
COR-LA PLACE DE PARIS NE S'AVOUE PAS VAINCUE SUR LA TTF

par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva

PARIS (Reuters) - Correction du titre: ne pas tenir compte du précédent qui est erroné

La place de Paris a bon espoir de voir les parlementaires revenir sur le durcissement de la taxe sur les transactions financières (TTF), une mesure qui nuit, selon elle, à l'intense campagne menée pour faire de Paris une alternative à la City de Londres après la sortie des Britanniques de l'Union européenne.

"Le dialogue est mené entre la place et les parlementaires pour permettre de faire prendre en compte les enjeux du moment", a déclaré vendredi à Reuters Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace, l'organisme chargé de défendre les intérêts de la place financière.

Dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de loi de finances (PLF) pour 2017, les députés ont voté dans la nuit de mercredi à jeudi l'élargissement du champ de la TTF aux transactions intrajournalières (dites "intra-day") - parmi lesquelles figurent les transactions à haute fréquence - et de relever le taux de ce prélèvement à 0,3% contre 0,2% actuellement.

"Nous comptons bien évidemment revenir sur ce sujet, dans les prochaines étapes de la discussion au Sénat puis à l'Assemblée nationale et à travers nos contact avec le gouvernement", a assuré Arnaud de Bresson pour qui un durcissement de la taxe constituerait "un mauvais message" envoyé par la France aux milieux financiers internationaux.

La possible perte du "passeport européen", qui assure l'accès aux marchés de l'Union européenne, obligerait les sociétés régulées à Londres à obtenir un agrément dans un pays de l'UE, ce qui a suscité la convoitise et la concurrence de nombreuses places financières comme Paris, Francfort, Milan, Amsterdam ou Dublin.

Le gouvernement, la ville de Paris, la région Île-de-France et le secteur financier français ont annoncé de nombreuses initiatives et un paquet de mesures, notamment fiscales pour renforcer l'attractivité de la France.

Dans ce contexte, le durcissement de la TTF est vu par les milieux financiers français comme une mesure contre-productive.

"Ces dispositions vont renchérir le coût du financement des entreprises françaises, et vont annihiler les efforts collectifs pour la compétitivité de la Place de Paris", estime pour sa part la Fédération bancaire française, qui évoque "un jour sombre pour l'attractivité de la France".

"C'est ce qu'on appelle le génie français", a commenté ironiquement un administrateur d'une grande banque commerciale française.

En privé, certains banquiers estiment que la France a de toute façon peu de chances de profiter du Brexit en raison de sa fiscalité et de son droit du travail, souvent jugés trop lourds en comparaison avec d'autres pays.

Certains financiers jugent également que l'épisode de la taxe à 75% de François Hollande a durablement terni l'image de la place.

(Avec Jean-Baptiste Vey et Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • fquiroga il y a un mois

    jamais la finance de la city viendra dans l'enfer fiscal qu'est devenu la France.

  • g.marti4 il y a un mois

    "Je prends uniquement ce dont j'ai besoin pour les missions régaliennes"

  • g.marti4 il y a un mois

    La devise devrait être : « Je prends uniquement ce dont j’ai besoin » sans faire de redistribution. Cela permettrait de faire une réelle simplification

  • g.marti4 il y a un mois

    "la simplification" chez les politiques signifie "la facilité". Il est donc plus facile de créer des taxes que de réformer réellement notre système politico-administratif. L'idée française c'est : "je te prends puis je redistribue". Cela demande évidemment beaucoup de fonctionnaires pour s'occuper de cette redistribution. C'est une façon de se donner du travail (inutile) et ainsi avoir l'illusion de la création d'emploi.

  • g.marti4 il y a un mois

    Les réformes territoriales faites par la G, cantons et régions, se sont soldées par une augmentation de personnels en dépit d'un regroupement. Alors tous ces élus et simili-fonctionnaires qui y gravitent autour ne vont pas se faire harakiri. Ils faut donc trouver de nouvelles ressources... par l'impôt et les taxes. C'est ce que l'on appelle "la simplification"

  • pierry5 il y a un mois

    La place de Londres n'a jamais si bien marché. Il s'agit de lire les infos en anglais. Y a peut-être quelques petits originaux qui reviendront sur le continent mais ça se limitera à ça. De plus et du fait de la dégringolade de la £ ils n'ont jamais vu autant de monde arriver chez eux.

  • l.badet- il y a un mois

    Et encore plus d'impot !!!!!

  • mlemonn4 il y a un mois

    Laisson encore à tous nos technocrates G et D avec leurs doux rêves, car il n'y en a plus pour longtemps! Ces personnes ont la courte vue, pas plus loin que leur bout de nez et surtout sont à la petite semaine; ils n'ont aucune vison d'ensemble et pire encore aucun projet de société pour notre pays et les français; la seule chose qui les intéresse est de conserver et confisquer tous les pouvoirs pour s'assurer leurs privilèges et rentes de situation sur le dos du peu de contribuables qui reste

  • gache1 il y a un mois

    Les parlementaires socialos n'ont rien à faire de la City ou d'en récupérer des miettes. En plus, elle ne vote pas en France.