La Française passe la barre des 50 milliards d'euros et se fixe de nouveaux défis

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(NEWSManagers.com) - Objectif atteint. Dès le premier trimestre. Les actifs sous gestion de La Française ont passé la barre des 50 milliards d'euros pour s'établir à 50,2 milliards d'euros à fin mars 2015 contre 48,3 milliards d'euros au 31 décembre 2014. La Française a donc bien franchi en 2015 le seuil symbolique des 50 milliards d'euros, conformément à l'objectif affiché. " Au deuxième trimestre, la collecte s'est poursuivie. Les investisseurs sont restés confiants malgré les soubresauts du marché et ont encore acheté " , a souligné Patrick Rivière, directeur général, la semaine dernière à Madrid, à l'occasion d'un séminaire dédié à la presse.

Depuis 2010, les actifs sous gestion ont fait un bond de 44% et l'an dernier, toutes les lignes de métier du groupe ont apporté des contributions nettes positives, a souligné Patrick Rivère. Il faut dire aussi que la société de gestion n'a pas lésiné ces dernières années et au cours des derniers mois pour faire grossir ses encours. Avec un changement d'identité visuelle à la clé, La Française a continué de recruter tout en concluant de nouveaux partenariats stratégiques, tout récemment avec la société de gestion américaine Alger, qui lui apporte son expertise sur les actions américaines, avec Acofi précédemment pour enrichir son offre de solutions d'investissements ou encore avec IPCM qui marque l'engagement du groupe en faveur du développement durable.

Patrick Rivière estime que le groupe est désormais bien armé pour consolider les acquis et poursuivre sa croissance. " Notre dispositif couvre un très large spectre d'activités et nous sommes présents dans toutes les grandes zones" , souligne Patrick Rivière. Et le groupe dispose désormais d'une offre volontairement limitée à quelques produits de très grande qualité susceptibles de retenir l'attention des investisseurs.

Au cours des prochaines années, le groupe va notamment mettre l'accent sur sa croissance à l'international. L'objectif des cinq prochaines années est de porter les actifs sous gestion émanant de l'international de 10% actuellement à 20% du total des encours qui pourraient se situer autour de 72 milliards d'euros, a indiqué Philippe Lecomte, directeur général de La Française International. D'ici à 2020, l'activité internationale devrait ainsi générer 50% de la collecte nette contre 25% actuellement.

Un effort particulier sera consenti sur la région asiatique. Philippe Lecomte a d'ailleurs décidé de prendre en charge lui-même le développement des activités en Asie où il se rend très régulièrement. L'activité est pilotée à partir de Hong Kong, où La Française a développé un partenariat avec JK Partners et où elle dispose d'un commercial pour couvrir Singapour et la Corée. La Française a également développé un partenariat à Taiwan avec un TPM (Transglobe) et elle développe ses activités au Japon à l'aide d'un collaborateur local.

Philippe Lecomte estime qu'il est encore un peu tôt pour aborder le marché chinois mais ajoute que dans deux ou trois ans, l'expérience de La Française dans les partenariats pourrait lui servir sur un marché où il est impossible de se développer sans conclure une joint venture avec un acteur local. Autre marché intéressant, l'Inde, où La Française n'a pas encore trouvé de partenaire mais où des développements pourraient intervenir. En attendant, l'activité se développe de façon très satisfaisante avec la perspective de nouveaux succès commerciaux, notamment au Japon et en Corée, précise Philippe Lecomte.

Actuellement, les encours asiatiques ne sont déjà pas négligeables puisqu'ils représentent quelques centaines de millions, avec notamment 250 millions d'euros en Corée, 100 millions d'euros à Taiwan ou encore 100 millions d'euros à Singapour. Mais l'objectif affiché est de porter cette part dans l'encours international de 10% environ à 30% d'ici à 2020. L'Amérique latine, qui affiche des encours d'une centaine de millions, pèserait pour sa part 10% et l'Europe hors marché local environ 60%.

Autrement dit, l'Europe sera encore un moteur du développement de La Française à l'international. Actuellement, le Benelux, avec la plateforme luxembourgeoise, représente un encours de 1,5 milliard d'euros, devant le Royaume-Uni, qui pèse 1 milliard d'euros et les pays scandinaves (800 millions d'euros). Viennent ensuite l'Italie et l'Espagne, avec des encours de respectivement 300 millions et 400 millions d'euros. En Italie, La Française accentue ses efforts en direction de la clientèle retail, tandis qu'en Espagne, elle bénéficie de son partenariat avec A&G, une filiale d'EFG International, et d'une équipe commerciale de trois personnes.

Le développement en Europe va se poursuivre notamment en Allemagne, où La Française dispose déjà d'une équipe très importante dédiée à l'immobilier mais où elle vient de recruter un commercial, un ancien d' Invesco qui connaît bien l'immobilier mais aussi les autres classes d'actifs.

Reste l'essentiel, la volonté de s'inscrire dans une vision de long terme, à l'instar de son nouveau partenaire Alger, qui depuis 50 ans reste fidèle à son approche 'growth' malgré les aléas de l'Histoire - ses équipes d'investissement ont été décimées par les attentats du 11 Septembre -, et continuer à cultiver l'excellence sur son marché d'origine. " Il faut être leader sur son marché domestique pour exporter une stratégie" , souligne Philippe Lecomte. Et La Française a déjà prouvé qu'elle avait quelques produits, dans l'obligataire ou l'immobilier par exemple, capables de trouver leur place face à la concurrence internationale.

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