La croissance de l'industrie mondiale n'accélère plus

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LA CROISSANCE DE L'INDUSTRIE MONDIALE N'ACCÉLÈRE PLUSLA CROISSANCE DE L'INDUSTRIE MONDIALE N'ACCÉLÈRE PLUS
LA CROISSANCE DE L'INDUSTRIE MONDIALE N'ACCÉLÈRE PLUSLA CROISSANCE DE L'INDUSTRIE MONDIALE N'ACCÉLÈRE PLUS

par Jonathan Cable et Ian Chua

LONDRES/SYDNEY (Reuters) - L'activité industrielle n'a guère montré de signes d'accélération en Europe et en Asie en mai faute d'un regain de demande, une évolution qui plaide en faveur d'un maintien du soutien des banques centrales à l'économie.

Les résultats mitigés des enquêtes mensuelles auprès des directeurs d'achats du secteur manufacturier interviennent un peu moins de trois mois après le lancement des achats massifs d'actifs de la Banque centrale européenne (BCE) et pourraient conforter le scénario de nouvelles mesures d'assouplissement de la politique de la Banque populaire de Chine (PBoC).

La croissance de l'activité manufacturière en Chine s'est en effet à peine accélérée le mois dernier et elle a été inférieure aux attentes dans la zone euro; en Corée du Sud, l'enquête PMI fait en outre ressortir un net recul des exportations.

"Dans la zone euro dans son ensemble, ça patauge. Un peu plus de croissance en Allemagne et en France ne serait sans doute pas plus mal", commente Peter Dixon, économiste de Commerzbank.

"Il va falloir s'habituer à une croissance plus faible en Chine. On a déjà assisté à un assouplissement modeste de la politique monétaire et je m'attends à ce qu'il se poursuive", ajoute-t-il.

L'indice PMI manufacturier officiel chinois a légèrement augmenté à 50,2 mais son équivalent calculé par Markit, à 49,2, traduit toujours une contraction de l'activité. Les deux enquêtes reflètent en outre une nouvelle contraction des commandes à l'exportation qui incite les entreprises à réduire leurs effectifs.

Une enquête distincte montre que la croissance du secteur chinois des services ralentit elle aussi.

CROISSANCE POUSSIVE EN ALLEMAGNE ET EN FRANCE

La banque centrale chinoise a déjà réduit les taux d'intérêt à trois reprises en six mois et les investisseurs estiment qu'elle devrait annoncer de nouvelles mesures dans un avenir proche.

"L'économie montre peu de signes de redressement", résument les économistes de la banque HSBC. "Nous nous attendons à un assouplissement plus marqué de la politique monétaire incluant une réduction de 50 points de base du ratio de réserves (des banques-ndlr) au cours des prochaines semaines."

Dans la zone euro, le PMI Markit du secteur ressort à 52,2 selon les résultats définitifs, contre 52,3 en première estimation et 52,0 en avril. Mais le mois de mai n'a pas été bon pour les deux principales économies de la région: la croissance a ralenti en Allemagne et l'activité reste orientée à la baisse en France.

Le PMI allemand est revenu de 52,1 à 51,1, son plus bas niveau en trois mois, et le français, à 49,4, reste sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion même s'il est au plus haut depuis un an.

Plus encourageant, l'indice espagnol a atteint son meilleur niveau depuis plus de huit ans à 55,8 et l'italien, à 54,8, traduit un quatrième mois consécutif de croissance.

La BCE ne devrait annoncer aucune modification de sa politique monétaire à l'issue de la réunion de son Conseil des gouverneurs mercredi mais elle pourrait réaffirmer que sa politique d'assouplissement quantitatif ("quantitative easing", QE) sera bien appliquée jusqu'à l'échéance initialement prévue de septembre 2016.

En dehors de la zone euro, le PMI britannique est remonté à 52,0 après 51,8 mais est inférieur au consensus, qui le donnait à 52,5.

Aux Etats-Unis, la croissance du secteur manufacturier a légèrement ralenti, l'indice PMI Markit revenant à 54,0 après 54,1 en avril avec le ralentissement des nouvelles commandes.

"Les industriels faisant état de la plus faible hausse des nouvelles commandes depuis le début de l'an dernier, l'enquête apporte une nouvelle illustration de l'impact douloureux du dollar fort sur l'économie", note Chris Williamson, économiste en chef de Markit, pour qui "l'ampleur de la reprise au deuxième trimestre reste très incertaine et pourrait bien décevoir".

Une enquête distincte, celle de l'Institute for Supply management (ISM) est toutefois plus encourageante avec un indice en hausse à 52,8 en mai après 51,5 le mois précédent.

(Véronique Tison, Marc Angrand et Juliette Rouillon pour le service français, avec Yann Le Guernigou)

par Jonathan Cable et Ian Chua

LONDRES/SYDNEY (Reuters) - L'activité industrielle n'a guère montré de signes d'accélération en Europe et en Asie en mai faute d'un regain de demande, une évolution qui plaide en faveur d'un maintien du soutien des banques centrales à l'économie.

Les résultats mitigés des enquêtes mensuelles auprès des directeurs d'achats du secteur manufacturier interviennent un peu moins de trois mois après le lancement des achats massifs d'actifs de la Banque centrale européenne (BCE) et pourraient conforter le scénario de nouvelles mesures d'assouplissement de la politique de la Banque populaire de Chine (PBoC).

La croissance de l'activité manufacturière en Chine s'est en effet à peine accélérée le mois dernier et elle a été inférieure aux attentes dans la zone euro; en Corée du Sud, l'enquête PMI fait en outre ressortir un net recul des exportations.

"Dans la zone euro dans son ensemble, ça patauge. Un peu plus de croissance en Allemagne et en France ne serait sans doute pas plus mal", commente Peter Dixon, économiste de Commerzbank.

"Il va falloir s'habituer à une croissance plus faible en Chine. On a déjà assisté à un assouplissement modeste de la politique monétaire et je m'attends à ce qu'il se poursuive", ajoute-t-il.

L'indice PMI manufacturier officiel chinois a légèrement augmenté à 50,2 mais son équivalent calculé par Markit, à 49,2, traduit toujours une contraction de l'activité. Les deux enquêtes reflètent en outre une nouvelle contraction des commandes à l'exportation qui incite les entreprises à réduire leurs effectifs.

Une enquête distincte montre que la croissance du secteur chinois des services ralentit elle aussi.

CROISSANCE POUSSIVE EN ALLEMAGNE ET EN FRANCE

La banque centrale chinoise a déjà réduit les taux d'intérêt à trois reprises en six mois et les investisseurs estiment qu'elle devrait annoncer de nouvelles mesures dans un avenir proche.

"L'économie montre peu de signes de redressement", résument les économistes de la banque HSBC. "Nous nous attendons à un assouplissement plus marqué de la politique monétaire incluant une réduction de 50 points de base du ratio de réserves (des banques-ndlr) au cours des prochaines semaines."

Dans la zone euro, le PMI Markit du secteur ressort à 52,2 selon les résultats définitifs, contre 52,3 en première estimation et 52,0 en avril. Mais le mois de mai n'a pas été bon pour les deux principales économies de la région: la croissance a ralenti en Allemagne et l'activité reste orientée à la baisse en France.

Le PMI allemand est revenu de 52,1 à 51,1, son plus bas niveau en trois mois, et le français, à 49,4, reste sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion même s'il est au plus haut depuis un an.

Plus encourageant, l'indice espagnol a atteint son meilleur niveau depuis plus de huit ans à 55,8 et l'italien, à 54,8, traduit un quatrième mois consécutif de croissance.

La BCE ne devrait annoncer aucune modification de sa politique monétaire à l'issue de la réunion de son Conseil des gouverneurs mercredi mais elle pourrait réaffirmer que sa politique d'assouplissement quantitatif ("quantitative easing", QE) sera bien appliquée jusqu'à l'échéance initialement prévue de septembre 2016.

En dehors de la zone euro, le PMI britannique est remonté à 52,0 après 51,8 mais est inférieur au consensus, qui le donnait à 52,5.

Aux Etats-Unis, la croissance du secteur manufacturier a légèrement ralenti, l'indice PMI Markit revenant à 54,0 après 54,1 en avril avec le ralentissement des nouvelles commandes.

"Les industriels faisant état de la plus faible hausse des nouvelles commandes depuis le début de l'an dernier, l'enquête apporte une nouvelle illustration de l'impact douloureux du dollar fort sur l'économie", note Chris Williamson, économiste en chef de Markit, pour qui "l'ampleur de la reprise au deuxième trimestre reste très incertaine et pourrait bien décevoir".

Une enquête distincte, celle de l'Institute for Supply management (ISM) est toutefois plus encourageante avec un indice en hausse à 52,8 en mai après 51,5 le mois précédent.

(Véronique Tison, Marc Angrand et Juliette Rouillon pour le service français, avec Yann Le Guernigou)

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  • monjohn le mardi 2 juin 2015 à 07:49

    La réponse est: Combien de bagnoles, télévisions, iphones etc. faut-il par ménages?

  • bearnhar le mardi 2 juin 2015 à 07:20

    C'est comme ici, l'accélération de la baisse du chomage ralentit, ce qui fait qu'il augmente !

  • b.renie le mardi 2 juin 2015 à 06:13

    Pardi rien n'est fait pour stabiliser l'économie mondiale. Ni au niveau du marché des changes Ni au niveau de la sécurisation des activités financières, Ni au niveau du Hot monnaie en plongeant dans les réseaux bancaires off shore et le Shadow Banking. Alors pour quoi investir Il vaut mieux spéculer : trader comme on dit c'est moins agressif.

  • Av'DiamS le lundi 1 juin 2015 à 18:45

    Ah bon....